GOOGLE SEARCH, C’EST TERMINÉ : 5 MOTEURS DE RECHERCHE EUROPÉENS POUR LE REMPLACER

bandonnez le moteur de recherche de Google au profit d’une solution souveraine plus respectueuse de vos données personnelles. « T’as cherché sur Google ? », cette phrase, vous l’avez forcément déjà entendue ou prononcée un jour. Et cela n’a rien de bien étonnant. Le moteur de recherche de Google domine très largement le secteur de la recherche sur le Web en Europe, mais aussi dans le monde. Il faut dire que Google Search a de quoi séduire : en plus d’être la pierre angulaire de l’écosystème de Google, le moteur de recherche profite d’un index redoutable d’efficacité de par son gigantisme qui lui procure des résultats toujours très pertinents. Mais cette efficacité a un coût, celui de vos données personnelles. Le moteur de recherche de Google a beau être efficace, faut-il pour autant tirer un trait sur sa vie privée et ses données personnelles pour trouver ce que l’on recherche en ligne ? Clairement, non. Il existe des alternatives européennes tout aussi crédibles qui vous répondront parfaitement à la majorité de vos requêtes sans mettre en péril votre vie privée. Les acteurs sont assez nombreux, avec, pour les plus connus, Qwant, Ecosia ou encore Startpage. Voici nos cinq alternatives préférées à Google Search pour faire des recherches sur la Toile. Lancé en 2013, Qwant est un moteur de recherche français qui se positionne comme la première alternative européenne digne de ce nom pour ce qui concerne la recherche en ligne. Face aux géants américains, Qwant fait la promesse d’être « le moteur de recherche dont vous êtes l’utilisateur, pas le produit ». La plate-forme met donc un point d’honneur à offrir un respect absolu de votre vie privée et à faire preuve de neutralité quant aux résultats fournis. Contrairement à des géants comme Google et Bing, la plate-forme française ne conserve aucun historique de vos recherches. Elle ne cherche pas, non plus, à savoir qui vous êtes, en établissant un profil utilisateur pour vous servir des publicités. L’entreprise s’interdit en effet d’utiliser des cookies et autres traqueurs publicitaires pour tenter de mieux vous connaître. Elle indique se contenter d’une collecte de données limitée au strict minimum, et se charge par ailleurs de chiffrer les requêtes pour éviter toute interception. Qwant le vante d’ailleurs haut et fort : pour garantir ses engagements en matière du respect des données de ses utilisateurs, l’entreprise fait auditer ses services directement par la CNIL. Fondé en 2009, Ecosia est un moteur de recherche allemand qui a la particularité d’utiliser les revenus qu’il génère pour financer la reforestation et la protection de l’environnement dans le monde. Comme la majorité des moteurs de recherche, Ecosia génère ses revenus principalement grâce à la publicité affichée à côté des résultats de recherche, grâce à des partenariats avec les services de publicité Microsoft Advertising et Google AdSense. Si l’entreprise consacre la totalité de ses bénéfices à l’action climatique, au moins 80 % de ceux-ci servent à financer la plantation d’arbres dans plus de 35 pays. Le moteur de recherche se vante par ailleurs d’utiliser une électricité entièrement décarbonée. Pour y arriver, il utilise ses propres centrales solaires avec lesquelles il arrive à produire deux fois plus d’énergie que ce dont il a besoin pour alimenter ses recherches. Au-delà de son engagement pour l’environnement, Ecosia veille également à fournir un service respectueux de la vie privée de ses utilisateurs et parfaitement transparent. Comme Qwant, Ecosia se refuse à créer un profil utilisateur pour le ciblage publicitaire et ne stocke aucune donnée personnelle à des fins commerciales. Startpage est un moteur de recherche fondé en 2006 aux Pays-Bas. Racheté récemment par la société américaine System1, il continue toutefois d’être exploité depuis son siège social basé à La Haye. Comme ses autres concurrents européens, Startpage fait la promesse d’une confidentialité absolue dans vos requêtes. Le moteur de recherche ne sauvegarde et ne vend ainsi pas vos données personnelles. Il ne réalise par ailleurs aucun profilage de ses utilisateurs. Tout le monde reçoit les mêmes résultats de recherche qui ne sont donc pas influencés par l’historique de recherche ou les habitudes d’utilisation de chacun. La plate-forme indique par ailleurs empêcher le reciblage publicitaire ou l’utilisation de traqueurs. Pour fournir ses résultats de recherches, Startpage ne s’appuie toutefois pas sur son propre index. Le moteur exploite en effet les index de Google et de Bing, mais en y appliquant son propre processus d’anonymisation pour garantir qu’aucun suivi n’est opéré. Il offre donc un très bon compromis pour profiter de l’efficacité de Google, mais « sans Google ». Le moteur de recherche propose d’ailleurs un mode anonyme qui fonctionne comme un VPN. Lorsqu’il est activé, il permet de consulter des sites Web sans être visible, en masquant votre adresse IP originale et en bloquant les cookies tiers. Swisscows est un moteur de recherche fondé en Suisse en 2014. Il se positionne comme une alternative crédible aux géants de la Tech que sont Google et Microsoft et met l’accent sur la protection de la vie privée et la sécurité familiale. Avec une politique de « zéro tracking », Swisscows ne collecte, ne stocke et ne trace aucune donnée personnelle de ses utilisateurs. Les requêtes envoyées sont anonymisées et aucun profil utilisateur n’est créé pour la publicité. Ce moteur de recherche ne conserve par ailleurs aucun historique de vos requêtes et n’enregistre ni votre adresse IP, ni aucune autre information de votre navigateur Web. La plateforme, dont les serveurs sont hébergés dans un bunker situé dans les Alpes suisses, profite des lois sur la protection des données parmi les plus strictes au monde, hors de portée de l’UE et des États-Unis. Le Data Center de Swisscows est par ailleurs certifié TIER IV, ce qui lui permet de continuer à fonctionner même en cas de panne majeure ou de maintenance. Mojeek est un moteur de recherche indépendant lancé en au Royaume-Uni. Sa principale force réside dans l’utilisation de sa propre technologie et de son propre index de recherche, contrairement à d’autres moteurs de recherches qui dépendent encore de Google et de Bing. Le moteur de recherche utilise en effet son propre robot d’indexation et ses propres algorithmes de classement. En 2025, le moteur de recherche a d’ailleurs passé le cap des 9 milliards de pages indexées, ce qui en fait un des rares à disposer d’un index de cette taille sans dépendre des géants américains de la Tech. Mojeek prône par ailleurs la neutralité de ses résultats. La plate-forme, qui n’utilise aucun profilage, affichera ainsi des résultats identiques chez deux utilisateurs qui effectueront une recherche avec les mêmes paramètres.  Votre webcam bloquée par Teams pendant que Zoom attend son tour ? Windows 11 vient d’y remédier. Il aura fallu dix ans. Quiconque jongle entre plusieurs logiciels nécessitant l’accès à la webcam connaît le comportement de Windows, qui n’aime pas (du moins sans logiciel tiers) gérer ce cas d’usage. La réaction du système d’exploitation était connue : un message d’erreur convenu et une invitation à fermer l’un des deux logiciels incriminés pour pouvoir avancer. Cette limitation, aussi vieille que Windows 10, vient de tomber avec la mise à jour optionnelle KB5089573 de mai 2026, disponible pour tous dès le Patch Tuesday de juin. La fonctionnalité, baptisée « Multi-App Camera », n’est pas activée par défaut. Il faut se rendre dans Paramètres, puis Bluetooth et appareils, sélectionner Caméras, choisir sa webcam et activer le mode multi-applications dans les réglages avancés. Une fois le toggle basculé, le flux vidéo est partagé entre toutes les applications qui le sollicitent, sans conflit ni message d’erreur. La mise à jour ajoute un second outil baptisé « Basic Camera ». Son principe : basculer la webcam sur le pilote générique de Microsoft pour vérifier si un dysfonctionnement provient du système ou du pilote constructeur. Un diagnostic utile quand la caméra disparaît mystérieusement après une mise à jour (ce qui arrive plus souvent qu’on ne le voudrait). Le verrouillage de la webcam à une seule application remonte à 2016, quand Windows Anniversary Update avait bridé l’accès concurrent au flux vidéo. À l’époque, le changement avait cassé les configurations de nombreux utilisateurs, et des logiciels tiers comme SplitCam ou MultiWebcam Cast avaient comblé le vide pendant une décennie. Microsoft avait testé le mode multi-app dans le programme Insider dès août 2024, mais la fonctionnalité n’avait jamais atteint la version stable jusqu’à aujourd’hui. La documentation de Microsoft le précise : le mode a été conçu à l’origine pour la communauté malentendante, afin de permettre l’affichage simultané d’un interprète en langue des signes et d’une application de visioconférence. L’usage grand public n’était pas la priorité. Streamers qui enregistrent pendant un appel, formateurs qui projettent leur caméra sur deux outils, télétravailleurs qui testent leur cadrage pendant que Teams tourne.

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