En Iran, certains ne cachent pas leur fatigue et leur lassitude face aux tergiversations sur les négociations. Des femmes passent devant un portrait de l’actuel guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, dans une rue à Téhéran, le 6 mai 2026. “Que vous soyez en Iran ou non, la pression psychologique est intense. Tout le monde est déprimé et sans espoir à cause de ce jeu psychologique”, confie Azadeh, une traductrice de 43 ans jointe par une journaliste de l’AFP à Paris. Le lancement lundi de l’opération américaine dans le détroit d’Omuz s’est accompagné d’accrochages en mer entre Iraniens et Américains, et d’attaques contre les Emirats arabes unis imputés à l’Iran, après des semaines de calme relatif. L’armateur français CMA CGM a en outre confirmé mercredi que son porte-conteneur San Antonio battant pavillon maltais avait fait l’objet d’une attaque la veille dans le détroit d’Ormuz, qui a fait des blessés parmi les membres d’équipage. De la fumée s’élève après un bombardement israélien du village de Yohmor, dans le sud du Liban, derrière le château de Beaufort, datant de l’époque des Croisades au XIIe siècle, le 6 mai 2026 Sur le font libanais, l’armée israélienne a annoncé avoir mené de nouvelles frappes dans “plusieurs zones” du Liban contre le mouvement pro-iranien Hezbollah, après avoir appelé la population de 12 villages à évacuer. Le ministère de la Santé libanais a recensé quatre morts dans l’est du pays dans un bombardement israélien. Les hostilités entre Israël et le Hezbollah se poursuivent malgré un cessez-le-feu entré en vigueur 17 avril.

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