PAYS DE L’OCDE : LES MARCHÉS DU TRAVAIL DYNAMIQUES, LES SALAIRES RÉELS À LA TRAÎNE

Dans les pays de l’OCDE, les marchés du travail continuent de faire preuve de résilience, comme en témoigne le niveau record de l’emploi total, qui devrait rester orienté à la hausse en 2026 et en 2027. Néanmoins, les salaires réels restent en deçà des niveaux enregistrés il y a cinq ans dans environ un tiers des pays de l’OCDE, et le choc énergétique de cette année devrait accentuer les tensions sur les salaires, selon un nouveau rapport de l’OCDE.

LE FMI SALUE LES AVANCÉES DE L’ALGÉRIE EN MATIÈRE DE DIVERSIFICATION ÉCONOMIQUE ET DE LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT D’ARGENT  Le Fonds monétaire international (FMI) a salué les avancées réalisées par l’Algérie en matière de diversification économique et de lutte contre le blanchiment d’argent, tout en soulignant la robustesse des perspectives de l’économie nationale à court terme. Dans un communiqué publié à l’issue de la mission effectuée à Alger du 16 au 30 juin dans le cadre des consultations de 2026 au titre de l’article IV, l’institution de Bretton Woods a salué “les efforts de diversification déployés par l’Algérie, notamment dans les secteurs minier et agricole”, tout en l’encourageant à “poursuivre les réformes visant à renforcer la compétitivité et l’investissement privé”. Le Fonds a également salué “le retrait de l’Algérie de la liste grise en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme”, considérant cela comme “une réalisation importante, reflétant une forte volonté et de la poursuite des efforts de réforme”. Dans le domaine des finances, le FMI a mis en avant les efforts engagés pour diversifier les sources de financement. “Les premières mesures visant à diversifier les sources de financement sont les bienvenues, notamment la première émission souveraine de Sukuk et le financement attendu d’une banque de développement régionale”, a indiqué la même source. D’autre part, le FMI a souligné que la position géographique de l’Algérie et la richesse de ses ressources énergétiques “pourraient servir de levier pour renforcer son rôle sur le marché de l’énergie, avec l’Europe et l’Afrique”. S’agissant des perspectives économiques de l’Algérie à court terme, elles “demeurent globalement positives, car la hausse des prix des hydrocarbures devrait augmenter les exportations et les recettes budgétaires”, selon le FMI, qui estime que “la croissance du PIB devrait rester robuste à 3,8% en 2026”. Le déficit extérieur devrait ainsi baisser sous l’effet de la hausse des prix des hydrocarbures et de la baisse des importations, ajoute la même source. sions inflationnistes provoqué par le renchérissement de l’énergie. Les salaires des travailleurs les moins bien rémunérés ont mieux résisté à l’inflation que ceux de la plupart des travailleurs, grâce au relèvement du salaire minimum. Le taux de chômage des jeunes est en hausse. À l’instar de celui des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, le taux de chômage des jeunes non diplômés du supérieur a amorcé une hausse dans quelques pays. Le rapport montre que si peu d’éléments permettent pour l’instant d’attester de l’incidence de l’intelligence artificielle sur l’emploi des jeunes, les facteurs conjoncturels et les évolutions à plus long terme de la demande de compétences jouent un rôle plus important. L’édition 2026 met également en lumière d’importantes disparités régionales s’agissant des marchés du travail, de même que l’influence du lieu où résident les personnes sur leurs perspectives d’emploi et leurs possibilités de progression sur l’échelle des revenus. Dans les 20 % de régions les moins performantes, le taux de chômage est en moyenne plus de deux fois supérieur à celui relevé dans les 20 % de régions les plus performantes, voire quatre fois supérieur en Belgique, au Canada, en Italie et en République slovaque. Les habitants des régions à faible revenu ont aussi moins de chances de progresser sur l’échelle des revenus que les habitants des régions au revenu élevé. Il ressort du rapport que l’influence du commerce international et des progrès technologiques sur les marchés du travail locaux varie fortement selon leur tissu industriel. Si les changements structurels favorisent en définitive la création nette d’emplois dans l’ensemble, l’ajustement s’opère principalement par les entrées et sorties de l’emploi plutôt que par la mobilité entre les secteurs ou les régions, d’où des difficultés persistantes pour certains travailleurs et certains territoires. Pour aider les régions à s’adapter aux mutations structurelles, les pouvoirs publics doivent conjuguer des investissements dans les biens publics locaux (transports, logement, accueil des jeunes enfants, infrastructure numérique, éducation et services de santé) et des mesures ciblées concernant l’emploi, les compétences et la politique industrielle. Pour ce faire, il convient de nouer des partenariats entre les employeurs, les services publics de l’emploi, les universités, les organismes de formation et les autorités locales afin de renforcer les atouts des régions et d’éliminer les goulets d’étranglement ; d’accompagner les travailleurs menacés de perdre leur emploi au moyen d’interventions en amont, de dispositifs de reconversion et d’aide à la recherche d’emploi et au revenu ; et d’encourager la diversification économique de sorte à réduire la dépendance des économies locales à l’égard d’un seul secteur d’activité. Pour favoriser la mobilité résidentielle et celle de la main-d’œuvre, y compris pour les ménages défavorisés, les pouvoirs publics doivent s’attaquer à certaines problématiques telles que le logement, la garde des enfants, les obligations familiales, la portabilité des droits et l’accès aux services locaux. Néanmoins, la mobilité n’étant pas envisageable pour un grand nombre de personnes, ces mesures doivent s’accompagner d’efforts visant à offrir davantage de possibilités d’emploi là où les personnes vivent déjà.

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