SOMMET DES ETATS FONDATEURS DE L’INITIATIVE DU (NEPAD) : L’ALGÉRIE A FAIT DE SON APPARTENANCE AFRICAINE UN CHOIX STRATÉGIQUE CONSTANT

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, samedi, que l’Algérie a fait de son appartenance africaine un choix stratégique constant et un engagement qu’elle s’est attachée à traduire à travers des initiatives et des projets concrets visant à renforcer l’intégration et la connectivité entre les pays du continent.

Dans un discours lors du Sommet des Etats fondateurs de l’initiative du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), organisé à El Alamein, en République arabe d’Egypte, lu par le président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri, le président de la République a indiqué que le NEPAD est né d’une conviction fondamentale: “la libération politique ne saurait être complète sans émancipation économique et l’Afrique ne peut construire son avenir qu’en s’appuyant sur ses propres capacités et en renforçant la solidarité et l’intégration entre ses Etats et ses peuples”. Vingt-cinq (25) ans après le lancement de l’initiative, “nous pouvons à juste titre nous enorgueillir des réalisations accomplies dans les domaines des infrastructures, du développement humain, de la gouvernance et de l’intégration économique”, a dit le président de la République, soulignant, toutefois, la nécessité de reconnaître objectivement “le fossé qui subsiste entre les grandes ambitions que nous nous sommes fixées et les résultats obtenus sur le terrain”. “Le défi aujourd’hui consiste à passer de la planification à la mise en œuvre, des approches fragmentées à des projets et programmes structurants à large impact, et de l’annonce des engagements à la concrétisation de résultats tangibles et mesurables, ayant une incidence directe sur la vie du citoyen africain”, a-t-il insisté. Dans le cadre de cette démarche, l’Algérie a “fait de son appartenance africaine un choix stratégique constant et un engagement qu’elle s’est attachée à traduire à travers des initiatives et des projets concrets visant à renforcer l’intégration et la connectivité entre les pays du continent et à réunir les conditions propices à un développement commun et durable”, a précisé le président de la République, citant parmi ces projets, la route transsaharienne et la dorsale transsaharienne à fibre optique. Dans cette optique, poursuit le président de la République, l’Algérie a “contribué à la formation de dizaines de milliers de cadres africains dans différents domaines et continue, chaque année, à offrir des possibilités de formation et des bourses d’études aux étudiants africains, dans le cadre de sa contribution au développement du capital humain africain”, convaincue que “l’investissement dans le capital humain demeure au cœur de tout processus de développement durable”. Evoquer la prochaine étape du processus du NEPAD “ne saurait se faire sans aborder l’un des principaux obstacles au développement dans le continent africain : le déficit de financement”, a relevé le président de la République, soulignant qu’”il est désormais indispensable de renforcer la capacité de l’Afrique à mobiliser ses propres ressources, d’orienter les capitaux et l’épargne africains vers ses priorités de développement et de consolider le rôle des institutions financières continentales, tout en poursuivant les efforts en faveur d’un système financier international plus équitable et davantage représentatif des intérêts du continent”. Dans ce sillage, il est nécessaire de traduire cette vision en “mécanismes opérationnels à même de mobiliser l’investissement, d’élaborer des portefeuilles de projets bancables et de soutenir les Petites et moyennes entreprises (PME) et les chaînes de valeur africaines”, tout en développant des “instruments africains innovants de financement mixte et de partage des risques”, a expliqué le président de la République, assurant que le succès de ces mécanismes restera “tributaire de leur capacité à aboutir à des projets effectifs, selon des échéanciers clairs et des indicateurs mesurables”. Après avoir passé en revue la vision de l’Algérie visant à soutenir le processus de développement dans les pays du continent, en s’appuyant sur ses capacités, le président de la République a rappelé “les efforts qu’elle ne cesse de déployer au niveau international en continuant de plaider dans les fora internationaux pour un traitement plus juste et durable de la question de la dette des pays en développement, ainsi qu’en faveur d’une réforme en profondeur des institutions financières internationales afin de garantir une meilleure représentation de l’Afrique et de renforcer sa capacité à financer ses  Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a souligné que les performances économiques de l’Algérie au cours des dernières années pourraient permettre au pays d’atteindre un produit intérieur brut (PIB) de 400 milliards de dollars à la fin de 2026 ou au début de 2027. Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a déclaré qu’un “PIB de 400 milliards de dollars est envisageable à la fin de 2026 ou au cours du premier trimestre de 2027, et il est même possible de dépasser ce chiffre, comme le confirme le Fonds monétaire international (FMI)”. Le président de la République a précisé que cette perspective s’expliquait par “la dynamique de l’investissement, qui se concrétise à travers des milliers de projets à l’échelle nationale ainsi que par la valorisation du potentiel de plusieurs secteurs”. Il a ajouté que le taux de croissance réalisé par l’économie nationale était supérieur à celui enregistré dans certains pays européens et méditerranéens. priorités de développement”. Dans le même contexte, il a affirmé que “la consolidation de la position de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), en tant que partenaire fiable auprès des Etats membres et des différents partenaires, exige de passer à une nouvelle étape”. En effet, a-t-il dit, “nous avons besoin d’une agence plus forte, plus souple, plus efficace et plus réactive aux priorités des Etats membres, disposant de capacités opérationnelles et de ressources financières suffisantes pour lui permettre d’assumer pleinement ses missions”. Il a également relevé “le lien étroit entre développement et stabilité, comme deux processus indissociables”, soulignant, à ce propos, qu’”il ne peut y avoir de développement durable sans sécurité et stabilité, ni de paix durable sans un développement inclusif à même de réduire les facteurs de vulnérabilité et de réponde aux aspirations des peuples”. Le président de la République a conclu son discours en précisant que la célébration du quart de siècle du parcours du NEPAD “constitue une occasion pour évaluer les acquis, en tirer des enseignements et définir les priorités devant orienter notre action au cours de la prochaine étape”, soulignant que l’Algérie souhaite que ce sommet marque “le début d’une nouvelle étape d’action et de réalisation à l’échelle africaine, où les projets seront plus à même d’être mis en œuvre et financés, les institutions plus efficaces, les ressources africaines davantage mobilisées, les partenariats plus équilibrés et les résultats plus clairs et mesurables”.

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