Le conflit en cours au Moyen-Orient est devenu le principal déterminant des perspectives économiques mondiales, à l’origine d’un choc énergétique qui alimente des tensions inflationnistes et devrait avoir des effets négatifs sur la croissance, alerte la dernière édition des Perspectives économiques de l’OCDE.
Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, M.Abdelkader Djellaoui, a présidé, samedi à Alger, une réunion de coordination consacrée à l’évaluation du bilan de réalisation des projets relevant du secteur durant la période allant de septembre 2025 à juin 2026 et à l’examen des programmes d’investissement devant être lancés au cours des prochaines années. Cette dixième réunion inscrite dans le cadre des rencontres périodiques tenues par le ministre avec les cadres du secteur a connu la participation des directeurs généraux de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), de l’Agence nationale de réalisation des infrastructures portuaires (ANRIP), de l’Algérienne des autoroutes (ADA) et de la société d’exploitation du Métro El Djazaïr (SEMA), ainsi que des cadres techniques de ces entreprises. La rencontre a porté sur la présentation du bilan des projets en cours de réalisation, de ceux déjà lancés ou programmées, notamment les projets liés au développement du réseau routier et autoroutier, aux programmes de soutien aux wilayas, ainsi qu’aux projets ferroviaires et aux infrastructures portuaires et aéroportuaires, de transport guidé et de transformation numérique. La réunion a également permis l’examen des propositions relatives aux futurs programmes d’investissement, tout en mettant l’accent sur le parachèvement des projets à caractère stratégique et l’évaluation de l’état d’avancement des projets inscrits au programme de l’année 2026. A cette occasion, les voies et moyens d’assainir la nomenclature des investissements et d’améliorer les mécanismes de programmation et de suivi ont été examinés, afin de renforcer l’efficacité de la gestion des projets et de rationaliser les dépenses publiques, conclut le communiqué. pays doivent poser les fondements d’un renforcement de la croissance et de la productivité en améliorant l’environnement des entreprises, en renforçant les compétences et en exploitant les avantages de l’intelligence artificielle (IA) et des autres technologies transformatrices ». Dans l’hypothèse d’un règlement durable du conflit – correspondant au scénario de « perturbations limitées dans le temps » – l’OCDE prévoit que la croissance mondiale reculerait de 3.4 % en 2025 à 2.8 % en 2026, avant de se redresser pour s’établir à 3.1 % en 2027. Aux États-Unis, la croissance du PIB devrait s’établir à 2.0 % en 2026, avant de refluer à 1.8 % en 2027. Dans la zone euro, la croissance devrait rester modeste en 2026, à 0.8 %, avant de se hisser à 1.2 % en 2027. La croissance de la Chine devrait ralentir pour s’établir à 4.5 % cette année, puis à 4.3 % en 2027. Dans le scénario de « perturbations prolongées », la croissance mondiale ralentit pour s’établir à 2.1 % en 2026 puis à 1.8 % en 2027, ce qui marquerait durablement de nombreux pays, en particulier en Asie, en Europe et dans les économies en développement les plus vulnérables face au choc subi par les prix de l’énergie et des produits alimentaires. Dans la zone OCDE, la croissance devrait être de 0.9 % en 2026 et de 0.5 % en 2027 (contre 1.5 % en 2026 et 1.7 % en 2027 dans le scénario de « perturbations limitées dans le temps »). Les tensions inflationnistes s’accentuent à la fois dans les économies avancées et les économies de marché émergentes. Le choc énergétique se traduit par un renchérissement des matières premières, tandis que ses effets indirects font monter les prix dans l’ensemble de l’économie, notamment ceux des intrants agricoles et des produits alimentaires. Dans le scénario de perturbations limitées dans le temps, l’inflation annuelle mesurée par les prix à la consommation dans les économies du Groupe des Vingt (G20) considérées dans leur ensemble devrait augmenter de 3.4 % en 2025 à 4.0 % en 2026, avant de refluer à 3.1 % en 2027, à mesure que les tensions sur les prix de l’énergie et des produits alimentaires s’atténueront. L’inflation atteindrait un niveau nettement plus élevé dans le scénario de perturbations prolongées. Tout au long de cette période incertaine, les banques centrales doivent rester vigilantes, mais elles ne doivent pas nécessairement intervenir en réaction à l’augmentation des prix liée à l’offre, tant que les anticipations d’inflation restent bien ancrées. Néanmoins, une réaction des autorités monétaires pourrait devenir nécessaire si les tensions sur les prix se généralisaient et s’intensifiaient, ou si la croissance faiblissait nettement. Les gouvernements sont confrontés à de multiples tensions sur les dépenses et doivent déployer davantage d’efforts pour garantir la viabilité de la dette à long terme. Les mesures d’aide liées aux prix de l’énergie doivent être ciblées et temporaires et préserver les incitations à réduire la demande. Les pays doivent aussi redoubler d’efforts pour diversifier leurs approvisionnements en énergie et réaliser des gains d’efficacité énergétique, afin de réduire leur vulnérabilité aux chocs futurs.

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