TRUMP À PROPOS DE L’ACCORD AVEC L’IRAN : « SI ÇA NE ME PLAÎT PAS, ON REPRENDRA LES HOSTILITÉS»

T RANSACTION D ’ ALGERIE N°5226 T RANSACTION D ’ ALGERIE N°5226 président américain Donald Trump a déclaré mercredi que l’accord de cessez-le-feu conclu cette semaine avec l’Iran n’était pas définitif et qu’il pourrait reprendre une campagne de bombardements s’il ne le souhaitait pas. « C’est un protocole d’accord. Et si ça ne me convient pas, on recommencera à leur tirer dessus, à leur larguer des bombes », a déclaré Trump lors d’un sommet du G7 en France. « Si ça ne me plaît pas, s’ils ne se tiennent pas à carreau, on recommencera à leur larguer des bombes en plein dans la tête, OK ? » Les dirigeants des pays du G7 ont exigé mercredi un cessez-le-feu au Liban et ont déclaré qu’ils diversifieraient les voies d’approvisionnement énergétique afin de réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz en réponse à la guerre en Iran, tout en saluant l’accord intérimaire visant à y mettre fin. Les dirigeants se sont réunis pour un sommet dans la ville française d’Évian-les-Bains, à une heure de route le long des rives du lac Léman, d’où le mémorandum doit être signé lors d’une cérémonie de l’autre côté de la frontière suisse vendredi. L’accord entre les ÉtatsUnis et l’Iran devrait lancer des négociations en vue d’un règlement définitif pour mettre fin à la guerre, qui a fait plus de 7 000 morts, principalement en Iran et au Liban. « Nous soulignons la nécessité de négociations… pour faire face aux menaces posées par l’Iran dans la région et au-delà et pour garantir qu’il ne se dote jamais de l’arme nucléaire », ont déclaré les dirigeants dans un communiqué. Ce sommet a donné à Trump l’occasion de présenter son accord avec l’Iran à ses alliés, la Grande-Bretagne, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Japon. Ils partagent les préoccupations de Washington concernant le programme nucléaire iranien et d’autres questions, mais n’ont jamais approuvé sa décision d’entrer en guerre et craignent que Téhéran n’ait gagné en influence en résistant à l’offensive des superpuissances et en affirmant son contrôle sur le détroit. Les dirigeants ont déclaré être prêts à contribuer à la mise en œuvre de l’accord, une coalition menée par la Grande-Bretagne et la France étant chargée de sécuriser le trafic maritime une fois le détroit d’Ormuz rouvert. Le mémorandum d’entente signé cette semaine par Washington et Téhéran, bien que n’ayant pas encore été rendu public, prolonge de 60 jours le cessezle-feu annoncé en avril afin de leur permettre de négocier une trêve permanente. Trump semble avoir obtenu peu de résultats qu’il avait annoncés au début de la guerre. Le gouvernement théocratique iranien est toujours en place, son stock d’uranium hautement enrichi n’a pas été démantelé, ses capacités de missiles balistiques n’ont pas été détruites et l’Iran continue de soutenir des milices anti-israéliennes comme le Hezbollah au Liban. Trump affirme que l’accord stipule que l’Iran ne possédera pas d’arme nucléaire, réaffirmant ainsi la position officielle de l’Iran depuis les années 1970. Des responsables américains indiquent que de nouvelles discussions mèneront au démantèlement ou à la destruction de son stock d’uranium enrichi. Mais mettre fin à la guerre à de telles conditions pourrait tout de même exposer Trump à des critiques, y compris de la part des faucons au sein de son propre parti républicain, à l’approche des élections de mi-mandat en novembre. L’une des plus grandes questions qui planent encore sur la trêve est le sort du Liban, qu’Israël a envahi en mars pour éradiquer le Hezbollah après que le groupe militant a tiré de l’autre côté de la frontière en solidarité avec Téhéran suite aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Les forces israéliennes occupent toujours une vaste zone du sud du Liban, où plus d’un million de personnes ont été chassées de leurs foyers, tandis que le Hezbollah reste invaincu. L’Iran affirme que le cessez-le-feu doit également mettre fin aux hostilités au Liban et qu’un accord permanent doit aboutir au retrait israélien. Israël, exclu des négociations de paix américano-iraniennes, déclare qu’il ne se retirera pas et se réserve le droit d’utiliser la force militaire. Cela a creusé un fossé entre Israël et les États-Unis, Trump critiquant publiquement son allié de guerre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Dans leur déclaration, les dirigeants du G7 ont appelé à un « cessez-le-feu ferme et immédiat » au Liban et au désarmement du Hezbollah. Les prix du pétrole ont de nouveau chuté mercredi en raison des perspectives de réouverture du détroit d’Ormuz, le prix du Brent passant sous la barre des 80 dollars, à son plus bas niveau depuis les premiers affrontements du conflit américano-iranien.

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