L’Assemblée générale ordinaire (AGO) du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) a tenu, à Alger, sa deuxième session de l’année 2026, sous la présidence de M. Mohamed Boukhari, président du Conseil.
L’ordre du jour a été consacré à l’examen de rapports et d’études portant sur les domaines des finances, de la jeunesse et de la communauté nationale à l’étranger. La session s’est déroulée au Centre internationale des conférences Abdelatif-Rahal (CIC, Alger), en présence de conseillers auprès du président de la République, de membres du gouvernement, de représentants d’instances nationales ainsi que de membres des deux chambres du Parlement. Les travaux ont porté sur la présentation, la discussion et l’adoption de deux rapports relatifs aux “infractions de change et les procédures de transfert” et aux “répercussions de l’accès des enfants et des jeunes à des contenus inappropriés sur internet”, élaborés par les commissions permanentes concernées. Un projet d’étude relatif à la mise en place d’une plateforme numérique pour le réseau des compétences médicales des professionnels algériens établis à l’étranger a été également été présenté à cette occasion. Le premier rapport propose une étude approfondie des infractions de change et des procédures de transfert, visant à protéger l’économie nationale et à garantir la transparence des flux financiers. Il comprend une série de recommandations stratégiques fondées sur des approches globales, notamment la mise à jour du cadre législatif, l’accompagnement des opérateurs du commerce extérieur, le renforcement durable de l’équilibre macroéconomique, ainsi que la consolidation du rôle des banques dans le dispositif de contrôle, compte tenu de leur position centrale dans la prévention des infractions de change. Le second rapport vise à ” identifier les moyens à même de faire face aux défis imposés par le développement numérique ultra-rapide, dans un contexte de mondialisation culturelle et technologique envahissante”, ce qui impose” d’œuvrer à la formation d’une génération éclairée, consciente et apte à relever ces défis à travers la mise en place de mécanismes et de dispositifs préventifs adéquats”. Par ailleurs, le projet d’étude relatif à la mise en place d’une plateforme numérique du réseau des compétences médicales des professionnels algériens établis à l’étranger, tend à mettre à disposition une base de données actualisée, à même de soutenir la prise de décision en matière de santé et à créer un lien permanent avec les médecins et les chercheurs algériens à travers le monde. L’ordre du jour de la session a également porté sur l’étude de la faisabilité de la proposition d’amendement de certaines dispositions du décret présidentiel 21-37 portant composition et fonctionnement du CNESE, en vue de le doter des instruments juridiques et organisationnels nécessaires à l’amélioration de ses performances. La tenue de cette session intervient dans le cadre des missions constitutionnelles du Conseil, en tant qu’organe consultatif contribuant à la prise de décision publique et à l’instauration d’une dynamique fondée sur des bases concertées, à travers l’élaboration d’études et de rapports à caractère analytique et stratégique, en réponse aux saisines des autorités publiques, selon les explications fournies. Dans une allocution prononcée à cette occasion, M. Boukhari a précisé que le CNESE œuvre conformément à un programme traduisant une culture institutionnelle en adéquation avec la vision stratégique du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, fondée sur le recours au savoir et sur la complémentarité entre les institutions. Concernant les présentations incluses dans cette session, il a souligné l’importance du premier rapport, étant donné que les infractions de change “constituent une menace structurelle qui porte atteinte à l’intégrité de l’économie nationale”, exprimant ses remerciements à la commission qui l’a élaboré vu “la qualité des recommandations ainsi que le plan d’action qui en a découlé, sur la base d’une analyse approfondie et d’une étude comparative couvrant 12 pays”. S’agissant du second rapport, M. Boukhari indiqué que la régulation des flux informationnels auxquels sont exposés les jeunes, “n’est pas seulement une question de régulation technologique, mais relève d’une approche globale, élaborée par une commission sous formes de recommandations et d’un plan d’action fondé sur la méthodologie rigoureuse, avec la consultation des acteurs institutionnels et communautaires”. Quant au projet d’étude relatif à la mise en place d’une plateforme numérique du réseau des compétences médicales algériennes résidant à l’étranger, le président du Conseil a salué cette initiative qui “constitue une opportunité de rapprocher les membres de la diaspora de leur patrie, et de leur permettre de contribuer aux efforts du développement national”.
A.S.

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