La semaine dernière a été marquée par une nette aggravation du conflit qui oppose les États-Unis, Israël et l’Iran depuis la fin février, a indiqué l’IFP Energies nouvelles (IFPEN) dans son dernier tableau de bord, consacré aux marchés pétroliers.
Le 9 septembre, rappelle, l’institut de recherche, « l’Iran a revendiqué une attaque contre une dizaine de navires marchands à proximité du détroit d’Ormuz, l’épisode le plus important déclaré par l’un ou l’autre camp depuis le début du conflit. Le CENTCOMa quant à lui annoncé la destruction de huit pétroliers iraniens en représailles à des tirs de missiles balistiques contre des bâtiments américains ». L’IFEN a constaté que trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz reste très dégradé et les itinéraires de contournement via Yanbu et Fujairah sont également en deçà de leurs niveaux de juillet. La nouvelle la plus significative de la semaine sur le plan stratégique reste toutefois l’ouverture d’un second front à Bab-el-Mandeb, sur la mer Rouge : profitant de combats avec les forces gouvernementales yéménites, les Houthis se sont emparés, le 10 septembre, du port de Mokha et ont débarqué sur les îles Hanish et Perim, au coeur du détroit. Cette prise leur offre potentiellement les moyens de menacer directement le trafic marchand transitant par la mer Rouge, jusqu’ici relativement épargnée. Côté infrastructures, la raffinerie saoudienne de Jazan a de nouveau été frappée, ainsi que le pipeline Est-Ouest Petroline, qui constitue la principale voie de contournement du détroit pour les exportations saoudiennes. Selon le ministère de l’Énergie saoudien, le pipeline a été fermé à titre préventif et des équipes d’intervention d’urgence ont été mobilisées pour sécuriser l’oléoduc et en évaluer l’état et les conditions de sécurité. « L’ouverture de ce second front en mer Rouge pourrait fortement déstabiliser les marchés énergétiques dans un contexte déjà particulièrement tendu », a estimé l’Institut de recherche, soulignant que les stocks mondiaux de pétrole poursuivent leur baisse, réduisant les marges de sécurité du marché, tandis que la Chine, qui avait fortement réduit ses achats de brut au cours des premiers mois de la guerre, commence à augmenter progressivement ses importations, qui ont atteint près de 9 millions de barils jour (Mb/j) en août (contre 11,6 Mb/j en moyenne en 2025). « La combinaison d’un marché déjà fragilisé par le déstockage et d’un retour progressif de la demande chinoise pourrait ainsi amplifier fortement l’impact d’un nouveau choc sur les approvisionnements », prévoit l’IFPEN. Dans ce contexte, les grandes banques revoient leurs prévisions à la hausse : Goldman Sachs table sur un Brent à 85 dollars le baril en décembre et à 80 dollars le baril en moyenne en 2027, tout en évoquant un risque de dépassement des 120 dollars en cas de déficit durable de 4 Mb/j de la production du Golfe l’an prochain. Bank of America anticipe 83 dollars le baril pour le second semestre 2026, puis 75 dollars le baril pour 2027, tandis que HSBC, plus haussier, retient 95 dollars le baril pour le quatrième trimestre 2026, 85 dollars le baril pour 2027, et 75 dollars le baril à partir de 2028. En moyenne hebdomadaire, le prix spot du Brent s’est établi à 113,7 dollars le baril, en hausse de 15 %. Sur les marchés à terme, le contrat Brent pour livraison en novembre a augmenté de 7,6 %, pour atteindre 101,7 dollars le baril, et le WTI de 8,8 %, pour atteindre 97,9 dollars le baril. Le consensus Bloomberg du 11 septembre est en hausse par rapport à la semaine dernière, même s’il n’intègre pas encore l’impact de la fermeture du pipeline Est-Ouest en Arabie saoudite. Il projette un prix moyen du Brent à 85,0 dollars le baril au troisième trimestre 2026 et à 80,0 dollars le baril au quatrième trimestre. La prévision de prix moyen annuel s’établit à 85,0 dollars le baril pour 2026, puis à 73,0 dollars le baril pour 2027. L’AIE sensiblement révisé à la baisse ses prévisions de demande mondiale pour 2026, qui est désormais Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a présidé, lundi, la cérémonie de remise des lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs auprès de l’Algérie. Il s’agit de son Excellence l’ambassadrice du Royaume de Norvège, Mme Thea Martine Ottmann, de son Excellence l’ambassadeur de la République socialiste du Vietnam, M. Vu Duy Long, et de son Excellence l’ambassadrice de la République de Finlande, Mme AnnChristine Krank. La cérémonie de remise des lettres de créance s’est déroulée en présence du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, et du conseiller auprès du président de la République, chargé des affaires diplomatiques, M. Amar Abba. attendue à 102,4 Mb/j (soit 2,5 Mb/j), la normalisation des flux étant repoussée à 2027 en raison de la prolongation de l’impasse diplomatique entre Washington et Téhéran. Le Moyen-Orient et l’Asie concentrent 70 à 80 % de cette révision, la Chine supportant l’essentiel du choc (-1,4 Mb/j au deuxième trimestre). S’appuyant sur une analyse des principaux chocs d’offre survenus dans les années (l’embargo pétrolier arabe de 1973, puis la révolution iranienne de 1979 et la guerre Iran-Irak), l’AIE souligne l’existence d’un risque baissier significatif sur sa propre projection d’un rebond rapide et quasi complet de la demande mondiale en 2027. L’expérience historique montre en effet une différence importante entre les chocs de demande et les chocs d’offre. Alors que les premiers sont généralement suivis d’une reprise relativement rapide de l’activité et d’un retour à la tendance de croissance antérieure, les chocs d’offre peuvent entraîner une inflexion durable de la trajectoire de la demande mondiale. Ils sont ainsi susceptibles de produire des effets persistants, bien au-delà de la période initiale de perturbation des approvisionnements. Côté offre, la production mondiale a chuté de 1,6 Mb/j en août, pour atteindre 100,1 Mb/j. L’Arabie saoudite a en effet réduit la sienne de 2,6 Mb/j face à l’aggravation des risques sécuritaires : le brut saoudien est ainsi tombé à 6 Mb/j, son niveau le plus bas depuis plus de trois décennies. Les stocks mondiaux ont, pour leur part, plongé de 95 Mb en août, (majoritairement des stocks de pétrole en mer), portant le déstockage cumulé depuis le début du conflit à 507 Mb, soit une moyenne de 2,8 Mb/j sur six mois. Face à cette situation, l’AIE avertit que les marges de manoeuvre se réduisent sensiblement : avec l’épuisement progressif des stocks tampons et un système de raffinage désormais proche de la saturation, l’agence n’exclut pas de nouvelles baisses de la demande dans les prochains mois pour combler l’écart si le conflit venait à perdurer Au final, la balance pétrolière serait déficitaire de 1,6 Mb/j en 2026, avant de rebondir à 3,7 Mb/j en 2027.

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