“ENRICO MATTEI” À SIDI BEL-ABBES : UN MODÈLE DE COOPÉRATION ALGÉRO-ITALIENNE

 La première édition du Salon national de l’industrie cosmétique et des soins ‘’ CosmiBona’’ s’est ouverte, jeudi, à Annaba, avec la participation de plus de 60 exposants. Le premier jour de cet événement, organisé à l’initiative d’une entreprise spécialisée dans l’organisation de salons et de manifestations économiques et professionnelles, et qui se poursuivra jusqu’au 20 juin, a enregistré une affluence notable d’opérateurs économiques locaux et de professionnels spécialisés dans la production de produits cosmétiques, de parfums ainsi que de produits de soins de la peau et des cheveux. Ce rendez-vous professionnel ambitionne de constituer une plateforme dynamique réunissant des fabricants et des distributeurs dans les domaines des produits cosmétiques, pharmaceutiques et parapharmaceutiques, ainsi que des experts en beauté, des investisseurs, des entrepreneurs et des porteurs de projets de startup désireux d’intégrer ce secteur prometteur, a déclaré à l’APS, le directeur du salon, Khalifa Bella. Le même intervenant a ajouté que le salon, qui devrait attirer environ 5.000 visiteurs parmi les professionnels et les commerçants, vise principalement à soutenir le produit national et à encourager l’innovation dans l’industrie des cosmétiques et des soins, tout en offrant un espace d’échange d’expériences et de développement de partenariats commerciaux avec des entreprises étrangères contribuant à renforcer la confiance du consommateur dans le produit algérien et à découvrir les technologies les plus récentes utilisées dans cette industrie. Dans le même contexte, les organisateurs cherchent, à travers cette manifestation économique, à ‘’jeter des ponts de coopération entre les différents acteurs du marché afin de contribuer à la promotion de l’investissement local, à la réduction de la facture d’importation et à l’approvisionnement du marché national en marques algériennes compétitives, capables de suivre le rythme de la croissance et de la demande continues dans ce secteur ‘’, a souligné M. Bella. e projet de Centre de formation, de recherche et d’innovation agricole “Enrico Mattei”, que l’Institut des sciences agronomiques de l’Université Djillali-Liabès de Sidi BelAbbes s’apprête à accueillir, constitue une étape importante dans le cadre du partenariat algéro-italien et représente un modèle de coopération entre les deux pays dans les domaines des sciences agricoles, de l’innovation liée à l’agriculture ainsi que des industries agroalimentaires. Ce pôle scientifique structurel, qui s’inscrit dans le cadre des axes principaux du “Plan Mattei”, repose sur un partenariat académique et technique de haut niveau entre l’université de Sidi Bel-Abbes et l’université italienne de “Tuscia”, a indiqué le recteur de l’Université “Djillali Liabès”, M. Bouziani Merahi. Il a précisé que ce nouveau centre sera installé au niveau de l’ancien siège de l’institut agricole d’élevage animal, lequel a bénéficié d’une opération d’aménagement et de modernisation technologique globale, afin d’abriter des laboratoires scientifiques de pointe, des salles de cours intelligentes, des amphithéâtres aménagés, ainsi que des espaces dédiés à l’accueil des chercheurs et des stagiaires. Quant à la partie italienne, elle prend en charge l’équipement des laboratoires avec les outils et systèmes techniques les plus récents, ainsi que la co-supervision de la formation des cadres et des chercheurs dans les domaines des technologies agricoles modernes, de l’innovation dans les industries agroalimentaires de transformation et de la gestion durable de l’environnement agricole dans les zones semi-arides. Dans le cadre du suivi sur le terrain des préparatifs finaux du projet, une délégation italienne, conduite par le responsable des activités de l’Université de “Tuscia”, M. Stefano Valle, s’est rendue récemment à l’Institut des sciences agronomiques. Cette visite a été consacrée à l’inspection des structures et à la finalisation des dispositions techniques et organisationnelles, avant le lancement de la formation. L’inspection sur le terrain a révélé un avancement très accéléré des chantiers d’aménagement, ce qui pourrait permettre une mise en service effective du centre très prochainement, selon le recteur de l’université “Djillali Liabès”. Selon ce dernier, le fait que l’université de Sidi Bel-Abbes accueille le centre “Enrico Mattei” consacre sa position de partenaire actif dans le soutien à l’innovation et au développement agricole durable aux niveaux national et continental. Il a ajouté que ce partenariat stratégique avec l’université italienne de Tuscia “reflète la nouvelle orientation de l’université algérienne, ouverte sur son environnement international et économique”. “A travers ce centre, notre objectif n’est pas seulement de fournir une formation pédagogique théorique, mais de localiser la technologie agricole et l’innovation agroalimentaire”, a-t-il affirmé, estimant que le choix de Sidi Bel-Abbes “est une reconnaissance des potentiels de l’université et de la région. “Nous sommes mobilisés pour offrir toutes les facilités afin que ce centre soit un modèle à suivre en matière de coopération académique internationale fructueuse”. Les couloirs de l’Institut des sciences agronomiques connaissent une activité intense pour assurer le succès de ce projet, qui accueillera l’expertise italienne et l’intégrera dans des programmes de formation et de recherche adaptés à la nature du sol et du climat en Algérie, au profit des ingénieurs et des chercheurs capables d’accompagner les investisseurs agricoles et de développer la production. Dans ce contexte, la directrice de cet institut, Mme Amina Khaldi, a mis en avant la disponibilité pédagogique de l’établissement et les futurs axes de travail, assurant que l’Institut des sciences agronomiques “est pleinement disposé à relever ce défi scientifique. “La visite de la délégation italienne nous a permis d’apporter les dernières touches aux programmes technique et organisationnel”. Elle a précisé que le centre constituera “un saut qualitatif pour nos étudiants et chercheurs grâce au contact direct avec les technologies italiennes les plus récentes dans la gestion des exploitations agricoles, le développement de la filière céréalière et la valorisation des produits agricoles”. “Nous avons fixé avec nos collègues de l’université de Tuscia des axes précis centrés sur les changements climatiques et l’innovation agricole, dans le but de former des compétences nationales capables de soutenir les plans de l’Etat relatifs à la réduction des importations et à la sécurité alimentaire”, a-t-elle souligné.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*