Exportation : La promotion des exportations passe par le développement d’une chaîne de logistique intégrée

L’Algérie doit optimiser ses infrastructures réalisées dans le secteur du transport à travers la mise en place d’une chaîne logistique “moderne et intégrée” afin de réussir sa stratégie d’exportation et réduire les coûts de ses importations, ont recommandé mardi à Alger des experts dans ce domaine.

Lors d’un séminaire tenu dans le cadre du Salon international de transport et de la logistique “Logistical 2021”, les intervenants ont insisté sur l’impératif de développer une stratégie nationale de la logistique afin de promouvoir les exportations nationales et réduire les coûts des produits importés, notamment après la pandémie de Covid-19 qui a fait exploser les prix de fret au niveau international. D’après l’ancien directeur des transports maritimes et des ports au niveau du ministère du Transport, Abdelkrim Rezal, les coûts de fret maritime sont passé de 3.000 dollars à 14.000 dollars en l’espace de trois ans. “Une hausse qui gruge le budget des entreprises certes mais également du consommateur qui en paye le prix”, a-t-il fait constater. M. Rezal a rappelé, à ce propos, la stratégie nationale décidée par les pouvoirs publics pour améliorer les services logistiques en réduisant les coûts des échanges commerciaux. Cette stratégie, a-t-il poursuivi, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique orientée vers les exportations hors hydrocarbures et la diversification de l’économie nationale. Pour sa part, la présidente du Symposium international sur la trans-logistique, le transit et l’entreposage des marchandises (SITTEM) Hind Benghanem, a évoqué le volet de la digitalisation pour accélérer les opérations commerciales et endiguer les contraintes bureaucratiques qui entraînent des surcoûts inutiles. Selon elle, “il est temps de vaincre toutes les réticences et de faire confiance aux compétences des start-up qui excellent dans le domaine des TIC en tirant profit de leur savoir-faire dans le cadre du partenariat public-privé”. Pour sa part, le directeur général de Lloyd’s Algérie, Salah Boudemala, a attiré l’attention sur les risques de la logistique “connectée”. Dans ce cadre, il a insisté sur l’impératif pour l’Algérie d’accompagner cette digitalisation, nécessaire à sa performance logistique, par un système de sécurité développé contre les cyber-attaques fréquentes qui visent le monde maritime et les transports en général. “Cette digitalisation de la marine qui s’est généralisée dans les pays développés et les pays émergents a créé un nouveau risque lié à la connectivité”, a-t-il fait savoir, en prévenant que les cyber-attaques présentent des risques graves allant de l’accès aux données jusqu’au dysfonctionnement des infrastructures maritimes et le détournement des conteneurs. Pour étayer ses propos, il a rappelé les données diffusées par le site Vanguard, selon lequel le système d’information du monde maritime aurait subi, entre 2017 et 2020, une augmentation des cyber-attaques de l’ordre de 900%. Ce même intervenant a enfin souligné la nécessité de tirer parti de la digitalisation pour gagner en flexibilité et fiabilité dans la gestion des flux logistiques tout en en instaurant un système de sécurité performants contre ces attaques.

A.A

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