JOURNÉE MONDIALE DE L’AFRIQUE : L’ALGÉRIE À L’AVANT-GARDE POUR MENER L’INTÉGRATION CONTINENTALE

L’Algérie célèbre lundi la Journée mondiale de l’Afrique au moment où elle poursuit ses efforts pour la concrétisation de l’intégration continentale et l’instauration de la paix et de la sécurité, tout en défendant les intérêts du continent contre les injustices historiques dont il a été victime.

Algérie a toujours été fidèle aux principes consacrés par la Charte de l’Union africaine (UA) et aux valeurs des pères fondateurs, à travers l’élaboration d’approches réalistes visant à résoudre les crises africaines avec des solutions africaines et pour le maintien de la souveraineté des pays et de leur intégrité territoriale. Dans ce cadre, l’Algérie a inscrit à la tête de ses priorités l’action visant à rétablir la paix et la stabilité sur le continent, notamment dans un contexte où se multiplient les menaces transcontinentales, telles que le trafic de drogue et d’armes, la traite des êtres humains et l’immigration illégale. Cette vision s’est manifestée à travers les efforts intenses déployés par l’Algérie au sein du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, considérant que sa sécurité et celle du continent africain sont étroitement liées. La stratégie de l’Algérie visant à renforcer son appartenance à l’Afrique a connu une nouvelle dynamique au cours de ces dernières années, sous l’impulsion du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a insisté, à maintes occasions, sur la nécessité de privilégier les solutions politiques et celles liées au développement, en vue de faire de l’Afrique un continent sûr et développé. Une approche qui s’est concrétisée à travers le lancement de nombreux projets économiques à même de faire barrage au phénomène du terrorisme et de l’extrémisme et pour parvenir au décollage économique tant espéré en Afrique. Le puissant engagement politique de l’Algérie, sans cesse renouvelé, en faveur de la concrétisation de l’intégration économique du continent s’est manifesté à travers la participation de l’Algérie à de nombreux projets régionaux, notamment dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Pour ce faire, l’Algérie a consacré son dernier mandat au Conseil de sécurité à la défense des intérêts du continent, tout en plaidant pour que soit levée l’injustice historique infligée à l’Afrique. Elle a abrité également de nombreuses manifestations politiques et économiques de dimension continentale, dont la 4e édition du salon du commerce intra-africain (IATF 2025), la 12e édition du séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en AfriqueProcessus d’Oran (2025), la conférence internationale sur les crimes du colonialisme en Afrique, la conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et les technologies de santé, ainsi que la conférence africaine des start-up et le sommet ministériel africain des télécommunications. Par ailleurs, l’Algérie a participé activement, et de manière remarquable, à différents sommets et autres manifestations africaines, notamment le 39e sommet de l’UA organisé en février dernier à Addis-Abeba. Lors de cet événement, les participants ont adopté un certain nombre de résolutions reconnaissant le rôle précurseur de l’Algérie dans la défense des intérêts africains. Ils ont adopté, entre autres, la Déclaration d’Alger relative aux crimes du colonialisme dans le continent africain, tout en louant les efforts consentis par l’Algérie pour concrétiser l’intégration africaine. Le rôle de plus en plus actif de l’Algérie au sein du continent, reflétant la politique judicieuse et le leadership éclairé du président de la République, a été largement reconnu, ce qui a ouvert la voie à l’Algérie pour présider le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). Des cadres algériens ont également occupé des postes importants au sein de l’UA. Sur la même dynamique, l’Algérie a reçu la visite d’un grand nombre de leaders africains, en plus de visites de haut niveau, à l’image de celle du président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, et du Secrétaire général adjoint des Nations unies, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, ainsi que celles de ministres des affaires étrangères de nombreux pays africains. Des visites qui reflètent la confiance qu’accordent les pays du continent au leadership éclairé du président de la République et la reconnaissance du rôle de l’Algérie en tant que locomotive continentale dans le processus d’intégration africaine. Dans une déclaration à l’APS, le professeur de sciences politiques et en relations internationales, Idriss Attia, a indiqué que l’Algérie est un acteur incontournable dans la prise de décision à l’échelle africaine. Elle est aussi l’architecte du cadre relatif à la sécurité au niveau du continent, ce qui lui confère le statut de référence en la matière au niveau africain et face aux ingérences étrangères, a-t-il ajouté. Forte de son héritage révolutionnaire, l’Algérie est devenue “une boussole stratégique” pour le continent en ce qui concerne la question précise de la coopération, a-t-il soutenu. Il en veut pour preuve, les nombreuses visites qu’effectuent régulièrement des délégations africaines de haut niveau en Algérie. “Ces visites représentent un aveu clair que la stabilité du continent passe par la diplomatie algérienne qui a repris son rôle de partenaire stratégique fiable”, a-t-il affirmé. Il a ajouté que l’Algérie est devenue le point de rencontre des pays souhaitant coordonner leurs positions en ce qui concerne les grandes questions comme la réforme du Conseil de sécurité, les défis sécuritaires dans la région du Sahel et d’autres questions africaines. Il a relevé, en outre, que l’Algérie a adopté la “diplomatie de la réalisation” à travers le lancement de grands projets structurants transnationaux, tels que la route transsaharienne, le gazoduc transsaharien et le réseau de fibre optique. Des projets qui visent à mettre fin à la dépendance vis-à-vis de l’étranger. M. Attia a assuré que l’Algérie a pour “constante structurelle” la défense des causes africaines et à sa tête la question du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. L’Algérie, à travers ses relations avec les grandes puissances, assure aussi le rôle d’un leader géopolitique capable de défendre les intérêts africains et plaider pour un monde multipolaire respectant les spécificités du continent africain, a-t-il conclu.

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