oogle injecte son IA Gemini au cœur de Waze. Au programme de cette mise à jour majeure de juillet 2026 : des signalements vocaux plus fluides, un mode « Moins bavard » et un vrai profil dédié aux motos. Alors que Google Maps ne cesse de s’alourdir au fil des mois en intégrant de nombreuses fonctionnalités dopées à l’intelligence artificielle, Google avait jusqu’ici préservé le minimalisme et l’aspect communautaire de son autre application de navigation star. L’époque du statu quo est officiellement révolue. La firme de Mountain View passe à l’offensive et annonce le déploiement mondial d’une mise à jour majeure pour Waze sur Android et iOS, avec l’intégration de son modèle d’IA phare, Gemini, pour offrir une expérience de conduite nettement plus personnalisée. Sur les quatre nouveautés majeures présentées par l’éditeur, deux s’appuient directement sur l’intelligence artificielle de Google pour fluidifier les interactions vocales à bord. D’un côté, le signalement conversationnel étendu, introduit fin 2024 pour signaler les dangers par la voix sans manipuler l’écran, s’enrichit grâce à Gemini. Les conducteurs peuvent désormais demander des modifications complexes de la carte en langage naturel, par exemple pour signaler qu’une rue est barrée pour travaux ou qu’un numéro de rue n’est plus à jour, simplifiant le travail d’édition communautaire. De l’autre, la recherche contextuelle s’ouvre dès à présent aux testeurs de la communauté bêta mondiale. Elle permet de converser naturellement avec l’application pour des requêtes quotidiennes précises, comme par exemple : « Trouve-moi un café ouvert en ce moment » ou « Cherche une station-service à proximité avec les prix les plus bas ». Cette option rappelle directement les fonctions introduites chez le grand frère Google Maps un peu plus tôt cette année. En dehors de l’IA, Waze comble un autre retard en exploitant enfin l’historique de vos déplacements. L’application va désormais suggérer des itinéraires basés sur vos trajets passés, combinés à son analyse du trafic en temps réel. Si vous avez pour habitude de privilégier l’autoroute aux petites routes secondaires truffées de ralentisseurs, Waze placera systématiquement vos axes favoris en tête des propositions. Si l’annonce est officielle depuis aujourd’hui, certains conducteurs ont peut-être déjà aperçu les prémices de ces nouveautés sur leur smartphone au cours des derniers jours, le mode « Moins bavard » ayant par exemple fait une apparition surprise chez des utilisateurs de la rédaction. Cette option de confort reste particulièrement réclamée par ceux qui sont lassés de voir leurs morceaux de musique ou leurs podcasts constamment coupés par la voix de guidage. Elle réduit drastiquement les invites vocales de l’application pour les concentrer uniquement sur les alertes critiques, comme les changements de voie de dernière minute, les virages serrés et les zones de danger immédiat. Enfin, les conducteurs de deuxroues bénéficient d’une attention logicielle dédiée avec l’arrivée d’un Mode Motocyclette optimisé par des algorithmes d’apprentissage. Ce profil prend en compte les raccourcis techniques et les restrictions d’accès propres aux motos pour calculer des temps d’arrivée estimés bien plus précis. Il intègre aussi un suivi des dangers complexes pour les motards, comme les nids-depoule profonds ou les ponts étroits, le tout soutenu par une équipe de modérateurs humains spécialisés. Attention toutefois : ce mode spécifique est déployé pour le moment uniquement dans une poignée de pays pilotes (dont l’Argentine, le Brésil, la Colombie, la Malaisie, le Mexique, le Pérou et les Philippines) avant une extension globale prévue plus tard dans l’année. Ces nouveautés s’ajoutent à l’affichage progressif des feux de signalisation sur la carte. Pour ceux qui s’inquiéteraient de cette omniprésence de Google dans le traitement des données de déplacement, il reste toujours possible de désactiver les suggestions d’itinéraires personnalisés ou de se tourner vers des applications GPS alternatives et souveraines. Microsoft va moderniser sa stratégie de gestion des vulnérabilités de Windows grâce à l’intelligence artificielle. La firme de Redmond va s’appuyer sur un agent IA pour identifier et corriger les failles plus rapidement. Le monde de la cybersécurité est devenu une véritable course de vitesse. Microsoft l’a bien compris et vient ainsi d’annoncer un important changement dans sa manière de gérer les vulnérabilités de Windows 11. Puisque les pirates utilisent l’IA pour attaquer plus vite, Microsoft va s’appuyer sur celle-ci pour identifier et corriger plus rapidement les failles de son système d’exploitation. Grâce à l’intelligence artificielle, Microsoft peut désormais découvrir des failles plus rapidement qu’à l’accoutumée, et surtout sur une plus grande quantité de code. La firme de Redmond a ainsi mis en place un système de détection agentique nommé MDASH (pour Multi-model Agentic Scanning Harness) qui s’appuie sur plusieurs modèles d’IA pour identifier de nouveaux schémas de vulnérabilité. Pour s’éviter de faux positifs, Microsoft a mis en place un système de scan et d’analyse dans le Cloud pour valider la découverte de nouvelles failles avant que celles-ci ne soient soumises à vérification aux ingénieurs. En procédant ainsi, l’entreprise peut réduire drastiquement le délai entre la découverte d’une nouvelle faille et la publication d’un correctif pour protéger les utilisateurs d’un éventuel exploit de type zero day. Concrètement, l’IA permet de mâcher le travail aux ingénieurs en comprenant en amont leur fonctionnement et en suggérant des correctifs cohérents avec le code existant. Évidemment, l’automatisation de ce processus pour générer et valider un correctif ne peut pas se faire sans une vérification humaine finale. Mais en utilisant l’IA dans la gestion des failles de sécurité, Microsoft espère contrer spécifiquement les méthodes d’attaque qui l’utilisent également. Avec l’augmentation du volume de failles découvertes grâce à l’IA, Microsoft devrait proposer un plus grand nombre de correctifs à chaque nouvelle mise à jour de sécurité. Pour éviter que cela ne perturbe trop les utilisateurs concernés, Microsoft a mis en place plusieurs outils, notamment le « hotpatching », qui permet aux entreprises d’installer des correctifs de sécurité sans avoir à redémarrer l’ordinateur. Par ailleurs, en cas de problème causé par une mise à jour, Windows pourra rectifier le tir en ne supprimant que la partie qui pose problème. Enfin, Microsoft met en ligne, deux semaines avant le déploiement de ses patchs Tuesday, des versions de test de ses correctifs afin que les professionnels puissent vérifier qu’ils sont parfaitement fonctionnels.

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