LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, M. TEBBOUNE APPELLE À : UN CADRE RÉGLEMENTAIRE GARANTISSANT LA SÉCURITÉ DES INVESTISSEMENTS DANS LES INFRASTRUCTURES GAZIÈRES

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a appelé, mardi, à un dialogue constructif devant aboutir à un cadre réglementaire consensuel, à même de garantir la sécurité des investissements et de les orienter vers les régions qui en ont le plus besoin, soulignant que les investissements majeurs dans les infrastructures gazières nécessitent des cadres réglementaires stables et une juste valorisation du gaz, notamment dans le cadre des contrats à long terme.

Dans une allocution adressée aux participants au 8e Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), qui se tient à Moscou (Russie), lue par le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, le président de la République a précisé que l’industrie gazière “évolue désormais dans un environnement particulièrement complexe, tiraillée entre les impératifs de sécurité énergétique et les exigences de la transition climatique, sur fond de profondes mutations réglementaires et d’une reconfiguration géopolitique sans précédent”. Dans ce contexte, l’élaboration des politiques énergétiques relève du “droit souverain” de chaque Etat, a soutenu le président de la République, prévenant que “les législations fluctuantes alimentent les perturbations des marchés, freinent les investissements et compromettent la sécurité des approvisionnements”. Il a relevé, dans ce contexte, que “l’injection de milliards de dollars dans les infrastructures gazières exige des cadres réglementaires stables et une juste valorisation du gaz, notamment dans le cadre des contrats à long terme”. “De cette tribune, nous appelons à un dialogue constructif devant aboutir à un cadre réglementaire consensuel, à même de garantir la sécurité des investissements et de les orienter vers les régions qui en ont le plus besoin”, a dit le président de la République. Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a indiqué, mardi, que la garantie de la stabilité des marchés gaziers et de la sécurité des approvisionnements face aux tensions géopolitiques exigeait de consolider le rôle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) et de renforcer la coopération entre ses membres, soulignant l’importance de définir une vision commune pour les prochaines décennies. Dans une allocution adressée aux participants au 8e Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du GECF, qui se tient à Moscou (Russie), lue par le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, le président de la République a dit : “La conjoncture actuelle impose de consolider le rôle de notre Forum et de renforcer la coopération entre ses membres afin de garantir la stabilité des marchés et la sécurité des approvisionnements face aux tensions géopolitiques”. “De cette tribune, j’appelle à unifier la voix du Forum pour défendre nos intérêts communs et à élargir la présence du gaz sur de nouveaux marchés, dans le cadre de la coopération Sud-Sud”, a poursuivi le président de la République. “Alors que nous célébrons un quart de siècle d’action commune, faisons prévaloir une vision unifiée pour les prochaines décennies, placée sous le signe d’un gaz plus sûr et plus propre, d’un marché plus stable et d’un Forum plus présent et plus influent”, a-t-il ajouté, soulignant que “la responsabilité que nous partageons ne se limite pas aux générations actuelles, mais s’étend aux générations futures, auxquelles nous devons léguer une planète saine, une énergie accessible et un avenir sûr”. A cet égard, le président de la République a appelé le Forum, à travers l’Institut de recherche sur le gaz (GRI), basé à Alger, à jouer un rôle plus approfondi dans la diffusion des technologies de réduction des émissions, de captage, d’utilisation et de stockage du carbone, ainsi que dans l’amélioration de l’efficacité énergétique, en recourant à la numérisation et à l’intelligence artificielle. Dans le même contexte, le président de la République a rappelé que l’Algérie est un pays “pionnier” dans l’industrie gazière, puisqu’elle a construit, à Arzew en 1964, le premier complexe de liquéfaction du gaz naturel au monde. “Aujourd’hui, l’Algérie figure parmi les dix premiers producteurs mondiaux de gaz. Elle est également le deuxième fournisseur de gaz de l’Union européenne par gazoduc et approvisionne plusieurs pays à travers le monde en gaz naturel liquéfié (GNL)”, a-t-il ajouté. Ces réalisations sont “le fruit d’une fiabilité qui n’a jamais failli, même dans les périodes les plus difficiles, et d’un engagement constant à honorer nos obligations”, a expliqué le président de la République, assurant que l’Algérie “restera un fournisseur sûr et fiable” et “continuera d’avancer résolument dans la mise en œuvre d’une stratégie ambitieuse de transition énergétique, en plaçant les énergies propres et renouvelables au cœur de ses priorités pour un essor économique durable”. De plus, afin de concilier la souveraineté sur les ressources et les exigences d’un marché mondial en expansion, l’Algérie a “lancé de grands projets structurants, à leur tête le projet de Gara Djebilet, l’une des plus importantes réserves de fer au monde, et le projet de phosphate intégré, qui permettent de valoriser les ressources gazières et de renforcer les capacités d’exportation de l’Algérie, tout en contribuant à la sécurité alimentaire mondiale”, a rappelé le président de la République. Il a également évoqué le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), doté d’une capacité d’exportation estimée à 30 milliards de mètres cubes par an, qui incarne “une vision commune d’une Afrique unie et souveraine dans ses décisions, et une coopération Sud-Sud faisant du gaz un levier pour lutter contre la précarité énergétique et réaliser le développement durable”, assurant que “l’Algérie s’engage à mettre son expertise et ses capitaux au service de la réussite de ce projet”. Et d’ajouter que “l’Algérie est résolument engagée dans une transition énergétique juste et ordonnée, qui concilie les impératifs climatiques, la souveraineté nationale et la sécurité énergétique”. “L’ambition de l’Algérie est claire : nous ne subissons pas la transition énergétique, nous en dessinons nousmêmes les contours, en réduisant l’empreinte carbone de notre industrie, en limitant les émissions de méthane et le torchage du gaz, et en développant le captage du carbone”, a soutenu le président de la République. A cet égard, il a rappelé le programme national visant à produire 15.000 mégawatts d’énergies renouvelables à l’horizon 2035, doté d’une enveloppe de près de 22 milliards d’euros, évoquant l’ambition de faire de l’Algérie un “acteur majeur” de l’hydrogène, grâce au SoutH2 corridor en cours de réalisation avec les partenaires européens et la Tunisie, ce qui permettra à l’Algérie d’”exporter du gaz, de l’électricité, de l’ammoniac et de l’hydrogène, tout en consolidant sa place de pôle énergétique transcontinental”.

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