NOS INFOS ET IMAGES EXCLUSIVES !

Face aux incertitudes du marché et aux volumes d’assemblage en berne, Mercedes renonce à supprimer la Classe A. Initialement condamnée par Ola Källenius au profit de véhicules à plus forte marge, la compacte à l’étoile aura bien droit à une cinquième génération. Pour contrer des rivales comme les BMW Série 1 et Audi A3, cette nouvelle mouture adoptera la plateforme MMA et s’allongera jusqu’à 4,50 mètres. Disponible en version micro-hybride ou 100 % électrique avec une architecture 800 V assurant des charges ultrarapides, la berline entend bien consolider son succès commercial face une concurrence vieillissante. On ne va pas blâmer Ola Källenius, le patron de Mercedes. Il est loin d’être le seul, après la crise sanitaire, à avoir annoncé de gros bouleversements avant de rétropédaler. Condamnée en 2022 par un constructeur à l’étoile qui souhaitait se repositionner sur les modèles à plus forte marge, la Classe A va survivre. Il faut dire que se passer d’une A qui, l’an dernier, a représenté plus de 350 000 sorties des chaînes d’assemblage est un non-sens, à une époque où les volumes de production sont, chez l’ensemble des constructeurs européens, en berne. L’autre bonne raison de maintenir la Classe A est que ses rivales principales (BMW Série 1 renouvelée en 2024, Audi A3 récemment restylée) sont encore là et que, à l’origine désignée comme l’entrée de gamme, la CLA actuelle est, sur la forme et côté gabarit (4,73 m de long), éloignée de la compacte cinq portes. À l’avant, la future Classe A de cinquième génération depuis l’apparition de la toute première mouture en 1997 présentera un style plus engagé que les dernières Mercedes, mais un intérieur dans la veine actuelle, avec une planche de bord façon écran total. En revanche, pour des raisons techniques, la future Classe A devrait grandir. En reprenant la nouvelle plateforme MMA maison à empattement long 2,79 m, soit 6 cm de plus que l’actuelle lancée en 2018 dont disposent les CLA sacrée Voiture Européenne de l’Année 2026 – et le nouveau Mercedes GLA. Ainsi la future Classe A atteindrait les 4,50 m de long, à titre de comparaison, l’actuelle BMW Série 1 datant de 2024 affiche un format de 4,36 m tandis que l’Audi A3 lancée en 2020 est longue de 4,35 m. Cela signifie aussi que la petite Mercedes sera disponible en hybride, ou plutôt microhybride, avec un petit moteur électrique (30 ch) en renfort d’un 4-cylindres 1.5 turbo, avec plusieurs propositions à deux (traction) ou quatre roues motrices. Mais surtout en 100 % électrique (propulsion dans ce cas en deux roues motrices), avec l’atout de la tension en 800 V et sans doute des autonomies confortables pour la proposition à grosse batterie (85 kWh), comme l’ont déjà démontré nos tests des CLA notre record actuel, avec plus de 500 km d’autoroute et GLB. Autre atout, cette Classe A ne s’éterniserait pas sur les bornes rapides, avec une puissance de charge maxi supérieure à 300 kW. Une petite batterie (58 kWh, puissance charge DC maxi 200 kW), et une intermédiaire (71 kWh, 250 kW en DC) seraient aussi de la partie. Une future Classe A qui devrait sans peine trouver son public face à des rivales vieillissantes. Enfin, à l’image de la Mercedes-AMG CLA 45 4Matic+, présentée cet été lors du Festival of Speed à Goodwood en Angleterre, sa petite sœur Classe A AMG devrait logiquement reprendre à son compte les trois moteurs électriques haute performance délivrant jusqu’à 500 kW soit l’équivalent de 680 ch. Dans les faits, deux machines électriques sont implantées sur le train arrière, la troisième reposant à l’avant. De quoi donner une héritière branchée et de facto non malussée à l’actuelle Classe A 45 S AMG thermique, la berline compacte la plus énervée du marché, distillant une puissance de 421 ch. Et des envies de RS3 e-tron et i1M aux marques concurrentes.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*