ême si ses ventes ne se portent pas trop mal, la quatrième génération de l’Audi A3 s’offre en cet été 2026 un second restylage après celui de mars 2024. Sans à peine changer à l’extérieur, c’est surtout dans l’habitacle que l’allemande se refait une beauté en reprenant un aménagement connu sur d’autres modèles de la marque. Sans oublier de parfaire ses aides à la conduite et de conserver un large choix de moteurs et plusieurs carrosseries. La rationalisation industrielle n’a pas la même signification chez tous les constructeurs. Chez Audi, par exemple, ne comptez pas sur la famille A3 pour la jouer “simple”. Certes, le cabriolet a fini par disparaitre, mais la Sportack, la berline ainsi que la Allstreet une version SUV rehaussée de quelques centimètres et habillée en conséquence restent au catalogue tandis que sous le capot, essence, diesel et hybride rechargeable ont encore droit de cité, avec à chaque fois deux puissances différentes, sans compter des variantes plus musclées avec les S3 et RS3 de respectivement 245 et 400 ch. Un catalogue toujours fourni qui participe forcément à la relative bonne santé de la compacte Audi sur le marché français, qui peut se targuer, en 2026 (plus de 4 000 unités vendues toutes carrosseries confondues), d’être en nette augmentation par rapport à 2025. Ce qui n’est pas forcément le cas de ces deux rivales BMW Série 1 et Mercedes Classe A. Et cette quatrième génération d’A3, lancée en 2020, d’en rajouter une petite couche avec la présentation, en ce début d’été, d’un nouveau restylage après le premier opéré en mars 2024. Cette mention mérite d’être précisée car pour ceux qui franchiront le pas d’une concession flaquée des quatre anneaux mi-septembre, lorsque l’A3 “2026” arrivera dans les showrooms, la différence avec l’actuelle A3 ne sera pas évidente au premier coup d’œil. A part la signature à LED retravaillée à l’intérieur de blocs phares inchangés ou des ouïes d’aération (factices) redessinées en bas du bouclier, strictement rien ne change à l’extérieur. Une fois n’est pas coutume, c’est tout l’inverse qui se produit dans l’habitacle où Audi a entièrement revu la planche de bord afin d’inscrire cette A3 dans la mouvance des autres modèles de la gamme. L’ancienne instrumentation en deux écrans distincts laisse donc place à une grande surface incurvée qui abrite deux écrans séparés. Le premier, derrière le nouveau volant, mesure 11,9 pouces de diagonale et regroupe toutes les infos de conduite et le second taille 12,8 pouces et intègre tout le multimédia. Un nouvel aménagement qui n’est pas sans conséquence sur le reste de la planche de bord puisqu’il a donc fallu abandonner les aérateurs en hauteur pour les replacer en partie basse. Dommage, car l’effet cockpit de l’ancienne architecture contribuait à distinguer cette A3 des autres compactes a disparu. Désormais, l’allemande rentre dans le rang des écrans géants, sans toutefois proposer une troisième dalle comme peuvent le faire les modèles plus haut de gamme tels la nouvelle A6. Si l’interface évolue, les fonctionnalités aussi. L’Audi A3 restylée peaufine surtout ses aides à la conduite. Tantôt pour tenter d’offrir plus de capacités pour les phase de conduite semi-autonome – régulateur adaptatif avec maintien de voie disponible jusqu’à 210 km/h, adaptation à la vitesse dans le flux de la circulation, freinage automatique aux feux rouges – que dans les phases de conduite urbaine avec l’amélioration de la vision périphérique ou des possibilités de manœuvres tels des créneaux mémorisés ou une marche arrière automatique en arrivant, par exemple, dans une impasse. Le tout complété par de nouvelles fonctionnalités à distance rendues possibles avec l’application My Audi. Mais pour revenir aux essentiels, la nouvelle Audi A3 conserve surtout un large portefeuille mécanique. Les 4-cylindres 1.5 turbo essence et 4-cylindres 2.0 turbo diesel restent disponibles et développent respectivement ou 116 ou 150 ch. L’hybride rechargeable compte toujours deux offres : 204 et 272 ch même si pour elles, la plusvalue réside surtout dans les quelque 142 kilomètres promis en tout électrique dans la vie de tous les jours. Enfin, les S3 de 245 et RS3 de 394 ch continuent leur résistance même si, en France, la fiscalité assassine envers ces modèles plus sportifs les rendent quasiment anecdotiques. Les prix débutent à 35 320 Û en essence, 48 800 Û en hybride rechargeable, 64 900 Û pour la S3 et 78 300 Û pour la RS3.

Poster un Commentaire