SIEE Pollutec 2022 : Les exposants présentent leur savoir-faire

La 17ème salon international des équipements, des technologies et des services de l’eau (SIEE Pollutec) a ouvert ses portes au Centre international des conférences (CIC d’Alger) avec la participation d’une centaine d’exposants nationaux et étrangers, venus présenter leur grand savoir-faire en la matière.

Le salon a été inauguré par le ministre des Ressources en eau et de la sécurité hydrique, Karim Hasni, accompagné du ministre de la pêche et des Productions halieutiques, Hichem Sofiane Salaouatchi, de la ministre de l’environnement, Samia Moualfi, du ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar ainsi que du ministre de la transition énergétique et des Energies renouvelables, Ziane Benattou. Les ministres ont sillonné les pavillons du salon pour échanger avec les différents exposants sur la question du dessalement de l’eau de mer, l’épuration des eaux usées et leur réutilisation, l’intégration des équipements écologiques intelligents pour la rationalisation des ressources hydriques et les solutions innovantes pour faire face aux problèmes environnementaux diverses, dont la pollution de l’eau. Parmi les exposants qui ont capté l’attention, celui de la Startup Rai-Tech, qui a développé une solution avec l’AGIRE (l’Agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau) pour l’optimisation de l’eau destinée à l’irrigation. Comme l’explique Nassim Ilmane, co fondateur de Rai-Tec, cette innovation, qui a été testée dans une région de la Mitidja (Chebli) sur un périmètre de 200 hectares, a donné des résultats « probants » puisqu’elle a permis de réduire de 37% la consommation d’eau d’irrigation. La startup est en phase d’agrandir son site pilote dans l’objectif d’atteindre une réduction de 50% d’eau d’irrigation et d’augmenter de 100% de la surface agricole irriguée en intégrant l’automatisation de contrôle à distance de l’irrigation. « A travers cette innovation, notre startup vise également l’amélioration des rendements des cultures en réduisant de 100% le risque de remontées salines », ajoute M. Ilmane. Les ministres se sont également rendus au stand de l’Agence nationale des barrages et transferts pour échanger avec les responsables des projets de développement durables qui profitent aux populations en termes d’emplois et de développement local. Parmi ces projets, la directrice adjointe de l’ANBT, Nadia Ouchar, chargée d’étude du programme de mobilisation des eaux de surface et l’exploitation des barrages, a évoqué avec les ministres un projet d’aquaculture qui devrait être développé à grande échelle au niveau des barrages ou des bassins d’élevage. A ce titre cette responsable a discuté avec les ministres du projet d’aquaculture qui sera lancé par le ministère de l’Agriculture, en partenariat avec le ministère des ressources en eau et le ministère de la pêche, à travers l’ANBT pour développer l’élevage des poissons au niveau des barrages et lancer des unités industrielles pour la production de l’aliment de poissons. Les ministres se sont également rendus à la Société Amenhyd, spécialisée dans le traitement des eaux. Son Pdg, Djamel Eddine Chelghoum, a souligné l’effort consenti par sa société pour créer une technologie locale et réduire ainsi la dépendance du pays de l’étranger en termes d’équipements. « Notre objectif est d’atteindre un taux d’intégration technologique et industrielle de 65% d’ici 2030 », a-t-il fait valoir, en précisant que la société vise l’intégration dans l’engineering, la fabrication des équipements de process, ainsi que la conception et la réalisation de stations de traitement. Il a également mis en avant le rôle de sa société dans la déminéralisation et la potabilisation des eaux saumâtres pour assurer l’eau potables aux populations du sud.

R.N.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*

code