Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a indiqué, mardi à Alger, que la mise en place d’un système national de financement climatique nécessite la conjugaison des efforts des différents secteurs et institutions économiques et financières, ainsi que des universités, des centres de recherche et de l’expertise internationale, à la faveur d’un mécanisme de coordination efficace garantissant la cohérence des politiques publiques y afférentes. Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé mercredi une réunion du Gouvernement, durant laquelle des exposés ont été présentés sur les résultats du recensement du foncier économique, l’état d’avancement des projets d’investissement, sur les mécanismes de financement des projets universitaires susceptibles d’être industrialisés et commercialisés, ainsi que sur le Plan national d’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2035, indique un communiqué des services du Premier ministre, dont voici le texte intégral.
T RANSACTION D ’ ALGERIE N°5322 ans une allocution prononcée à l’ouverture des travaux d’un atelier sur le financement climatique et les marchés du carbone, organisé au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, le Premier ministre a appelé à impliquer davantage le secteur privé national dans le financement des projets climatiques et à réunir les conditions permettant aux banques et aux institutions financières nationales de contribuer efficacement à cette démarche, tout en attirant les financements et les investissements étrangers. Il a souligné que l’Algérie, qui avance à pas sûrs sur la voie de la transition énergétique et technologique, est pleinement consciente que la transformation climatique est indissociable de la transformation économique et technologique. Dans ce contexte, M. Ghrieb a souligné que les efforts déployés par les entreprises économiques nationales, notamment e Premier ministre, M. Sifi Ghrieb présidé, ce mercredi 4 novembre, une réunion du Gouvernement. A l’entame de la réunion, le Gouvernement a passé en revue les résultats de l’opération de recensement du foncier économique, l’état d’avancement des projets d’investissement et de la numérisation des données y afférentes. A cette occasion, le Gouvernement a rappelé que le recensement du foncier économique s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions de Monsieur le Président de la République concernant le lancement immédiat d’un recensement du foncier industriel du pays, Sonatrach et Sonelgaz, constituent une partie essentielle du processus de transition énergétique et de diversification économique, en particulier à travers la mise en œuvre du programme de développement de l’énergie solaire, qui représente l’un des principaux composants de la décarbonation du mix énergétique national. Ces efforts englobent également la réduction des émissions à travers l’élimination du torchage de gaz routinier, l’objectif de ainsi que l’accélération de la numérisation de l’ensemble des opérations d’investissement avec les secteurs concernés, afin de les mettre à la disposition du Guichet unique. A cet égard, cet examen des résultats vise à faire le bilan des mesures prises lors des réunions du Conseil interministériel en date du 10 et 13 septembre 2026, tenues avec la participation des walis par visioconférence, concernant l’opération de recensement du foncier selon sa nature. L’objectif est d’établir une cartographie claire du foncier économique et de distinguer entre les nouveaux projets d’investissement et les projets d’extension, afin d’accompagner les opérateurs zéro émission de méthane à l’horizon 2030, ainsi que la promotion de l’efficacité énergétique, le captage de carbone et le développement de l’hydrogène vert. Sur le plan international, le Premier ministre a fait savoir que l’Algérie contribue activement au débat sur le climat en défendant une approche juste et équilibrée, respectueuse des spécificités des Etats et de leur droit au développement, à travers une position de négociation forte, reposant économiques et de lever tous les obstacles auxquels ils sont confrontés. Par la suite, le Gouvernement a entendu une communication sur les mécanismes de financement de projets universitaires industrialisables et commercialisables, innovés par les étudiants, visant à les accompagner et à les soutenir dans la concrétisation de leurs projets et idées innovants, ainsi que dans la création de leurs propres entreprises. Ces mécanismes, qui s’inscrivent dans le cadre des efforts de l’Etat visant à valoriser les capacités d’innovation des étudiants, des diplômés et des doctorants, ont permis de financer près de 1.000 projets innovants, et ce, dans un sur une vision claire visant à protéger les économies des pays en développement et producteurs d’énergie et à peser sur l’avenir du financement climatique et des marchés du carbone, en tenant compte des réalités et des besoins des pays du Sud. Par la même occasion, il a réitéré l’attachement de l’Algérie au principe des “responsabilités communes mais différenciées” et son appel à intensifier la coopération internationale, notamment en matière de financement, de transfert de technologie et de renforcement des capacités, mettant en relief l’importance des opportunités offertes par cette dynamique pour une économie nationale forte et durable. Concernant les mécanismes de financement internationaux, notamment le Fonds vert pour le climat, M.Ghrieb a souligné la nécessité pour ces derniers de jouer un rôle plus réactif et efficace, en simplifiant les procédures d’accès au financement climaécosystème complet dédié au financement de l’innovation et à la création de valeur ajoutée au sein du milieu universitaire, renforçant ainsi le rôle de l’université dans la diversification de l’économie nationale et la création de richesse. Le Gouvernement a également entendu une communication sur le Plan national d’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2035. Ce plan complète le document de “Contribution déterminée au niveau ational” (CDN), soumis par l’Algérie aux instances des Nations Unies en juin dernier, et définit les orientations nécessaires pour déterminer les priorités nationales et mettre en œuvre les mesures d’adaptatique, en dépassant les lourdeurs administratives, en renforçant les subventions et les financements concessionnels, en fournissant les garanties d’investissement nécessaires et en soutenant le transfert de technologies afin de permettre aux pays en développement d’honorer leurs engagements climatiques. Au terme de son allocution, le Premier ministre a expliqué que la réussite de cette démarche se mesurera à la capacité de transformer les stratégies en investissements concrétisés sur le terrain dans le domaine de la réduction des émissions et du renforcement de l’adaptation et de la résilience, tout en maintenant la dynamique du développement national, appelant les participants à faire de cet atelier un espace de dialogue sérieux et de propositions concrètes à même de contribuer à la mise en place d’un système national intégré et durable de financement climatique et des marchés du carbone. tion au changement climatique, déployées par l’Etat pour renforcer la résilience nationale face aux effets de ce phénomène, tout en intégrant davantage l’adaptation dans les politiques publiques, dans le but de favoriser le développement durable. Enfin, et dans le cadre du renforcement des infrastructures sportives professionnelles, le Gouvernement a examiné les mesures opérationnelles relatives à la réalisation de complexes omnisports et de villages olympiques, en vue de promouvoir la pratique sportive et de renforcer les capacités nationales en matière d’organisation de grands événements sportifs”.

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