all Street est attendue en légère hausse mercredi à l’ouverture, tandis que les Bourses européennes sont sur de faibles variations à la mi-séance, la prudence l’emportant globalement avant la publication des chiffres mensuels des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis, indicateur susceptible d’influer sur la trajectoire des taux directeurs dans un contexte de tensions géopolitiques. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,15% pour le Dow Jones, de 0,27% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,70% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 perd 0,05% à 8.710,72 points vers 10h20 GMT. À Francfort, le Dax grignote 0,08% et à Londres, le FTSE prend 0,41%, tiré principalement par les ressources de base. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,13% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,27%. Le Stoxx 600 gagne 0,18% à 661,65 points, pas très loin de son record de 663,41 points atteint vendredi dernier. Il est soutenu en premier par le compartiment de l’industrie et celui des nouvelles technologies dans la foulée des solides résultats publiés par les entreprises. Principal rendez-vous de la semaine, les investisseurs attendent ce jeudi un premier indicateur sur l’inflation américaine avec la publication à 12h30 GMT du CPI de juillet et jeudi la statistique des prix à la production (PPI) pour le même mois. Le consensus Reuters prévoit une décélération du CPI sur un an à 3,4% (contre 3,5% en juin) mais un rebond sur un mois à 0,1% après une contraction de 0,4% en juin. Ces données sont importantes alors que les investisseurs cherchent à affiner la trajectoire des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui se réunit les 1516 septembre, tandis que les incertitudes sur le conflit en cours au MoyenOrient soutiennent les prix du pétrole, au risque de raviver ?l’inflation globale. “Les chiffres du CPI américain publiés aujourd’hui donneront une idée de la rapidité avec laquelle l’inflation pourrait s’atténuer une fois la guerre en Iran terminée et lorsque la pression à la hausse sur les prix de l’énergie aura définitivement disparu”, explique Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. “Mais ils ne nous diront pas quelle devrait être la prochaine décision de la Réserve fédérale, car les chiffres du mois prochain seront à nouveau faussés par un rebond des prix de l’énergie”, a-t-elle ajouté. La guerre entre l’Iran et les Etats-Unis est entrée dans son sixième mois et ne semble montrer aucun signe d’apaisement, malgré les déclarations répétées du président américain Donald Trump selon lesquelles un accord est imminent. Depuis le début des hostilités, les marchés oscillent entre optimisme et déception, les investisseurs s’efforçant d’évaluer le risque d’une perturbation plus large des approvisionnements énergétiques et du commerce mondial. Par ailleurs, la Corée du Nord a tiré un missile balistique vers la mer au large de la côte est de la péninsule coréenne, selon les autorités sud-coréennes et japonaises, tandis que Taïwan a protesté contre les exercices navals prévus par la Chine au large de la côte est de l’île, ce qui pourrait ouvrir un nouveau front dans les tensions géopolitiques. Malgré ce contexte d’incertitude, les indices boursiers restent proches de leurs sommets historiques, le Stoxx ?600 affichant ainsi une hausse de près de 12% depuis le début de l’année. La faiblesse des gains d’une séance à l’autre, le niveau élevé des cours du pétrole, la remontée de l’or et les tensions dans l’obligataire long témoignent toutefois d’une certaine prudence. Super Micro Computer grimpe de 10,8% en avant-Bourse alors que le fabricant de serveurs d’IA a annoncé anticiper un chiffre d’affaires pour l’exercice 2027 supérieur aux attentes de Wall Street. Coreweave s’envole de 16,7% après des résultats trimestriels supérieurs aux prévisions. Le groupe a en outre relevé ses prévisions d’investissements en capital en raison de la demande liée à l’IA. L’incertitude géopolitique pèse sur le secteur du luxe en Europe (-1,84%), plus forte baisse du Stoxx 600, avec notamment un repli de Kering (2,87%) et LVMH (-1,80%) à Paris. TKMS bondit de 14,06%, le constructeur naval allemand ayant rehaussé ses prévisions pour la deuxième fois en six mois. ABN Amro grimpe de 5,25%, le groupe bancaire néerlandais ayant relevé ses prévisions annuelles concernant son revenu net d’intérêts après avoir dépassé les attentes trimestrielles. TUI est dans le rouge (0,41%), le géant européen du voyage ayant raté sa prévision de bénéfice, en raison de l’impact de la guerre en Iran sur les réservations. Balfour Beatty bondit de 8,26% après avoir relevé sa prévision de bénéfice d’exploitation annuel, citant une forte demande pour les projets d’infrastructure aux EtatsUnis et au Royaume-Uni. Le fabricant danois d’éoliennes Vestas s’envole de 18,1% après avoir revu à la hausse sa prévision de marge bénéficiaire pour l’ensemble de l’année. Les rendements obligataires souverains en zone euro et aux Etats-Unis reculent légèrement mercredi à la miséance après avoir progressé en début d’échanges. Ces rendements ont fortement augmenté ces derniers jours avec l’atténuation de l’optimisme quant à une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz. Avant les chiffres de l’inflation américaine, les marchés monétaires estiment à ?50% la probabilité d’une hausse des taux de la Fed en septembre. En zone euro, les swaps reflétant les anticipations de marché concernant l’inflation dans le bloc monétaire à un an EUCPIZ1Y=TWEB s’établissent autour de 2,4%, repassant ainsi au-dessus de l’objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE). Vers 10h00 GMT, le rendement du Bund allemand à dix ans cède 3,3 points de base, à 3,1433% après avoir touché en séance 3,1654%. Celui des bons du Trésor américain à dix ans perd 1,4 point de base, à 4,6721%, avec un plus haut en séance à 4,6965%. Le dollar est quasiment stable (+0,03%) face à un panier de devises internationales, le billet vert conservant sa vigueur avec la reprise des tensions au Moyen-Orient, tandis que les cambistes sont concentrés sur les prochaines données économiques américaines pour déceler d’éventuels signaux sur la trajectoire de la politique de la Fed. L’euro recule de 0,02%, à 1,1538 dollar, tandis qu’a livre sterling s’échange à 1,3517 dollar (+0,08%). Le yen s’est déprécié de 0,05% face au dollar à 159,38 yens, tombant à son niveau le plus bas du mois malgré la récente intervention conjointe des autorités américaines et japonaises pour soutenir la monnaie japonaise. Le marché pétrolier est volatil mercredi après des attaques contre deux navires dans les détroits d’Ormuz et Bab el-Mandeb, deux voies d’exportation cruciales pour le pétrole et le gaz du Moyen-Orient. Les investisseurs sont partagés entre les inquiétudes concernant les perturbations dans l’approvisionnement et la hausse des stocks américains de pétrole brut, des sources de marché citant des données de l’American Petroleum Institute. Le Brent reflue de 0,16% à 88,76 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) décline de 0,22% à 83 dollars.

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