oogle vient de porter un coup fatal à NetNut, l’un des plus vastes réseaux de proxy résidentiels malveillants jamais identifiés. Ce réseau était parvenu à compromettre plus de deux millions d’appareils Android avant que Google ne passe à l’attaque. Cette opération, menée par Google en coordination avec le FBI, marque la nouvelle offensive du groupe à l’encontre des infrastructures criminelles. NetNut, l’un des plus vastes réseaux de proxy résidentiels malveillants jamais identifiés, vient de rendre l’âme. Identifié par les chercheurs de Google, NetNut fonctionnait en prenant le contrôle d’une large variété d’appareils grand public, comme des téléviseurs connectés, des boîtiers de streaming et d’autres équipements Android. Une fois sous la coupe des pirates, les appareils étaient utilisés pour masquer des opérations criminelles en ligne. Concrètement, les pirates vont louer l’adresse IP de l’appareil à d’autres cybercriminels. Ceuxci vont s’en servir pour faire transiter tout leur trafic malveillant à l’insu du propriétaire des appareils. Ils passent ainsi sous le radar, et peuvent continuer à opérer dans l’anonymat. Dans la majorité des cas, les cybercriminels prennent le contrôle des appareils par le biais d’applications modifiées truffées de code malveillant. Les hackers derrière NestNut se sont notamment servis d’un malware bien connu, intitulé Badbox 2.0, pour glisser des modules proxy sur les appareils à l’insu des utilisateurs. Selon les investigations menées par le FBI, le malware d’origine chinoise touche des « millions d’appareils » dans le monde, et n’arrête pas de prendre de l’ampleur. Une enquête indépendante menée par le journaliste spécialisé Brian Krebs a permis d’établir un lien entre un redoutable botnet, intitulé Popa, et la société NetNut, filiale de la société israélienne Alarum Technologies. Selon les investigations du journaliste, Popa fait partie de Vo1d, un gigantesque botnet programmé pour se propager à l’aide de boîtiers TV Android non officiels. Les chercheurs du Black Lotus Labs de Lumen, le botnet utilise chaque jour entre 1,5 et 2,5 millions d’adresses IP distinctes. Au moins deux millions de téléviseurs connectés, boîtiers de streaming et appareils Android à travers le monde ont été infectés et utilisés par le service de proxy NestNut. Une montagne de gangs criminels s’est servi de NestNut pour orchestrer des cyberattaques. Le Google Threat Intelligence Group (GTIG), la branche de Google dédiée à l’analyse et à l’élimination des menaces informatiques, a identifié 316 groupes criminels utilisant NestNut en l’espace d’une seule semaine. Ces groupes ont mené des opérations de fraude en ligne, de l’espionnage à grande échelle, ou encore des vols de mots de passe. NestNut était une infrastructure criminelle clé, massivement exploitée par diverses entités. Google a d’ailleurs découvert que NetNut allait plus loin en proposant un système de revente en « marque blanche ». Plusieurs services de proxy vendus sous des noms différents utilisaient en réalité, et sans le dire à leurs clients, la même infrastructure NetNut en coulisses. Pour mettre un terme aux activités de NestNut, Google a agi sur plusieurs fronts. Le géant de Mountain View a d’abord désactivé les comptes Google et les services associés utilisés par l’infrastructure de NestNut. Google a ensuite partagé des renseignements techniques détaillés avec les forces de l’ordre, en particulier avec le FBI, et des entreprises de recherche en sécurité. Une coalition de différents acteurs, notamment composée de Lumen Technologies et de la fondation Shadowserver, a ainsi vu le jour. L’infrastructure criminelle a été démantelée lors d’une opération survenue en juin 2026. Enfin, Google a mis à jour Play Protect, son système de sécurité intégré à Android. Celui-ci est désormais capable de désactiver automatiquement les applications connues pour collaborer avec les criminels de NestNut. L’opération a « provoqué une dégradation significative du réseau de proxy de NetNut et de ses activités commerciales, réduisant de plusieurs millions le nombre d’appareils disponibles pour l’opérateur du proxy ». Peu après les révélations de Google, Alarum Technologies, la maison mère de sa filiale NetNut, a réagi publiquement en contestant les accusations. Alarum affirme que ses outils reposent exclusivement sur un partage de bande passante consenti par les utilisateurs. Selon la société israélienne, tous les utilisateurs ont librement consenti à partager l’adresse IP de leurs appareils. L’entreprise assure appliquer des politiques de vérification d’identité et de surveillance des abus. Des assertions contestées par la société Spur, qui affirme que n’importe qui peut acheter un accès proxy sans devoir passer par des processus de validation complets. Alarum précise continuer d’enquêter pour déterminer si son réseau a pu être utilisé à des fins malveillantes par des tiers. La contre-attaque menée de front par Google survient quelques mois après le démantèlement d’Ipidea, une entreprise chinoise spécialisée dans les proxy résidentiels. Là encore, Google avait agi de concert avec les autorités américaines pour libérer 9 millions d’appareils Android compromis par un vaste réseau criminel. Le géant de Mountain View ne se cache pas d’être en guerre contre les réseaux de proxy criminels. Le premier iPhone pliant d’Apple risque d’être introuvable à sa sortie. Selon l’analyste Ming-Chi Kuo, Apple miserait sur une sortie en deux temps, comme à l’époque de l’iPhone X, avec des stocks très limités. Il faut s’attendre à des ruptures de stock…comme en 2017. Le premier iPhone pliant arrive, mais il faudra se montrer encore un peu patient avant de pouvoir mettre la main dessus. L’analyste Ming-Chi Kuo, connu pour ses prédictions fiables, estime qu’Apple pourrait différer de plusieurs mois l’arrivée sur le marché de son tant attendu iPhone Ultra (ou iPhone Fold). D’après les données recueillies par Kuo auprès de ses sources dans la chaîne de production, seulement 7 à 8 millions d’iPhone pliants devraient être fabriqués dans le courant du second semestre 2026. Sur ce total, entre 0,5 et 1 million d’exemplaires seraient disponibles à la vente au troisième trimestre de l’année. À titre de comparaison, Apple compte écouler entre 20 et 22 millions d’iPhone avec un écran pliant sur la même période. Si les chiffres glanés par MingChi Kuo se confirment, Apple miserait donc sur un lancement en quantités très limitées. L’analyste établit un parallèle direct avec l’iPhone X, lancé en 2017. En miroir de l’iPhone X, l’iPhone Ultra revêt une importance bien particulière pour Apple, dont l’arrivée sur le marché des smartphones pliants s’est longtemps attendre. « L’iPhone pliable devrait connaître le même sort que l’iPhone X en 2017 : il pourrait être annoncé en même temps que les autres nouveaux modèles, mais les précommandes et les ventes officielles interviendraient plus tard », explique Ming-Chi Kuo. Pour rappel, l’iPhone X a été présenté en même temps que les iPhone 8 et 8 Plus le 12 septembre, mais les précommandes n’avaient ouvert que le 27 octobre. Il avait ensuite fallu attendre le 3 novembre 2026 pour pouvoir trouver l’iPhone X dans les magasins, en quantités très réduites. Apple n’avait assez de stock pour une sortie simultanée, et l’histoire est sur le point de se répéter en 2026. En miroir de la plupart des informateurs, dont Mark Gurman de Bloomberg, MingChi Kuo affirme que les stocks au lancement s’annoncent faméliques. « L’iPhone pliable présente une similitude frappante avec l’iPhone X sur ce point précis : les deux misent sur une expérience utilisateur inédite comme principal argument de vente, tandis que des difficultés de production limitent leur fabrication dans les premiers temps », déclare l’analyste. L’analyse estime que l’iPhone pliant pourrait suivre exactement le même schéma que l’iPhone X, avec une annonce officielle en septembre mais des ventes repoussées au quatrième trimestre 2026. L’expert table sur un prix de départ situé entre 2300 et 2500 dollars. En dépit de ce tarif élevé, l’iPhone Fold rencontrerait un succès monstre sur le marché au cours de la fin de l’année. L’analyste anticipe même une rupture de stock quasi immédiate après l’ouverture des précommandes, avec des délais de livraison pouvant s’étirer de quatre à six semaines, voire davantage, jusqu’en décembre 2026. C’est un peu ce qui s’est passé à l’époque de la sortie de l’iPhone X. Après une phase de pénurie de plusieurs semaines, les ventes du smartphone avaient explosé fin novembre, atteignant environ 30 millions d’unités vendues au second semestre. Pour confirmer toutes ces rumeurs, il faudra évidemment attendre la keynote d’Apple, prévue au début du mois de septembre 2026.

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